Intéressement et participation : le gouvernement a rencontré les partenaires sociaux

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et la ministre du Travail Muriel Pénicaud avaient rendez-vous avec les représentants des salariés et du patronat pour recueillir leurs idées sur la future réforme de l’intéressement et de la participation, prévue pour 2018.

Le gouvernement lance un nouveau chantier de réforme. Après le Code du Travail, la formation, l’apprentissage et l’assurance-chômage, place à l’intéressement et la participation. Tous les partenaires sociaux se sont rencontrés ce mercredi en fin de journée dans les bureaux des ministres de l’Économie et du Travail, Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud. L’objectif était de discuter du «plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises sur l’intéressement et la participation des salariés».

Lors de son intervention télévisée en octobre dernier, Emmanuel Macron avait rappelé sa volonté de réformer le système actuel. «Je souhaite qu’on puisse revisiter cette belle invention gaulliste de l’intéressement et de la participation. Et je veux à cet égard qu’en 2018 on puisse avoir un vrai débat sur ce point», avait affirmé le chef de l’État. Dans le système actuel, les entreprises partagent les fruits de leur croissance avec leurs salariés en versant une participation, obligatoire uniquement dans les entreprises de plus de 50 salariés, ou un intéressement, facultatif.
Les sommes peuvent être perçues immédiatement ou versées dans un plan d’épargne salariale (PEE, PEI ou PERCO). Ce système conduit à de fortes disparités: 91,2% des salariés sont concernés dans les entreprises de plus de 500 personnes contre 16,5% dans les entreprises de moins de 50. Les écarts entre branches sont aussi importants: 97,3% des salariés du secteur cokéfaction et raffinage étaient couverts par un dispositif au moins contre seulement 27,4% dans le secteur hébergement et restauration.

Emmanuel Macron souhaite donc élargir l’accès au dispositif à toutes les entreprises. «En tant que ministre, j’ai porté des réformes qui permettaient aux dirigeants, aux cadres d’entreprise d’avoir leur part de la réussite pour attirer les meilleurs du monde en France ou les garder. Je veux aussi que tous les salariés aient leur juste part quand les choses vont mieux», a insisté le président de la République. «Nous voulons que chaque salarié soit mieux associé au résultat de son entreprise, quelle que soit sa taille (…) Nous souhaitons simplifier les dispositifs existants, pour les rendre avantageux pour tous, y compris les bas salaires», précisait de son côté Bruno Le Maire dans nos colonnes en octobre dernier.

Le Medef veut supprimer des charges

Les réflexions sur le sujet ont déjà été lancées par le gouvernement. Elles sont menées par un binôme chef d’entreprise-parlementaire qui doit rendre ses conclusions avant la fin de l’année. Les partenaires sociaux sont à leur tour consultés. Selon Les Echos , le Medef proposera {…}

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Source : lefigaro.fr