Insectes, parasites : comment protéger sa peau en voyage

Dans les pays chauds et humides, la liste des agresseurs de la peau est longue : parasites, champignons, bactéries, virus, animaux, végétaux… et insectes, bien sûr !

Lorsqu’ils bouclent leur valise pour l’Europe du Sud ou un pays tropical, les Français pensent généralement à emporter un spray anti-moustiques. Mais ce faisant, ils oublient l’essentiel: que la gamme des mini-vampires potentiellement infectieux est très loin de se limiter à celle des diptères vrombissants qui pourrissent nos nuits d’été, même en y incluant les plus dangereux d’entre eux, vecteurs occasionnels de la dengue, du paludisme, du zika ou du chikungunya.

Car la liste est longue des insectes dont il importe aussi de se méfier, surtout dans les pays chauds et humides où l’on se promène et où l’on dort à peu près nu: en plus des moustiques, les touristes doivent apprendre à éloigner aussi les mouches – très nombreuses à piquer, elles aussi, au même titre que les taons -, les puces, les punaises et les tiques, les coléoptères – eh oui, il est déconseillé de caresser les scarabées! -, les araignées, sans oublier les fourmis et tous leurs autres camarades hyménoptères, et jusqu’aux charmants lépidoptères – chenilles et papillons – dont on ne décompte plus les espèces urticantes. Autant d’ennemis minuscules et omniprésents qui sont d’autant plus dangereux qu’on ne les voit plus, à force de croire les connaître.

A tort. D’abord parce que les espèces exotiques (à commencer par celles importées récemment en France, telles que le frelon asiatique ou le moustique tigre) sont beaucoup plus venimeuses que celles qui peuplent nos jardins. Mais aussi parce que notre peau est infiniment plus vulnérable en vacances aux agressions: desséchée par le soleil, crevassée par l’humidité, transformée en bouillon de culture dans tous ses plis et replis par la sueur, elle nous tiraille et nous démange déjà à longueur de journée… la gratter furieusement après une piqûre d’insecte ne ferait qu’ouvrir la porte aux parasites, bactéries, virus et champignons qui prospèrent déjà à sa surface et ne demandent qu’à nous inoculer des maladies aussi sympathiques que la lèpre, la gale, la teigne, l’impétigo ou la tuberculose.

Rinçage à l’eau douce et corticoïdes

Et le pire, dans ces cas-là, est que trop se laver n’arrange pas les choses, au contraire ; surtout si on le fait dans un hammam ou une douche à l’hygiène douteuse, où l’on ne délaisse le gros savon bien basique (certes artisanal, mais rarement propre et toujours décapant) que pour s’étriller à grand renfort de gant de crin. Deux types de violences que les dermatologues déconseillent fortement. Pour eux, mieux vaut se rincer à l’eau douce et bien se sécher avant d’assouplir sa peau avec une crème hydratante, complétée au besoin par une autre aux corticoïdes, partout où l’on a déjà été piqué.

Sans oublier, bien entendu, de terminer par un généreux voile de répulsif, vaporisé directement sur la peau et sur les vêtements (de jour comme de nuit, couvre-chef compris) ainsi que sur la moustiquaire (même quand on a pris la sage précaution de la choisir déjà imprégnée d’insecticide). Un dernier truc enfin, très efficace contre les petits intrus rampants du genre araignées ou fourmis: poser les quatre pieds du lit dans autant de coupelles remplies d’eau suffit pour leur barrer la route… sans aucun risque d’allergie pour notre peau.

Source : lefigaro.fr