Indépendants et salariés : Mêmes attentes sur leur protection sociale

Indépendants et salariés du privé ont les mêmes attentes sur leur protection sociale, selon le dernier baromètre d’opinion de la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques).

En parallèle d’une inversion de la courbe, du nombre de salariés dans la population active, le nombre de travailleurs indépendants augmente régulièrement depuis les années 2000. Il est donc intéressant de comparer le point de vue des uns et des autres sur le système de protection sociale.

MÊMES CRAINTES FACE AU CHÔMAGE OU À LA PAUVRETÉ

Comme les salariés, la majorité des indépendants se considère moins bien lotie que leurs parents à leur âge.
La crainte face au chômage est très élevée, même si les indépendants se révèlent légèrement moins inquiets que les salariés : 82 % des Indépendants se disent préoccupés par le chômage contre 89 % des salariés.
90 % des Indépendants et des salariés se déclarent inquiets du niveau de la pauvreté en France. Ils n’attribuent pas cette pauvreté à des raisons personnelles, mais à un manque de qualification et au fait qu’il n’y ait pas assez de travail pour tout le monde.

COÛT DE LA PROTECTION SOCIALE

Si 38 % des salariés seraient d’accord pour une augmentation des cotisations sociales payées par l’entreprise, 19 % seulement des Indépendants y sont favorables.
Mais les uns et les autres sont majoritairement opposés à une baisse des prestations en échange d’une baisse des impôts.

SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE

Indépendants et salariés du privé se déclarent plutôt favorables à un système universaliste, ouvert à tous sans distinction, qu’à un système réservé aux seuls cotisants, tant pour le risque maladie que retraite.
Mais, les Indépendants particulièrement pensent qu’un encadrement des dépenses de santé est nécessaire. Huit indépendants sur dix pointent une mauvaise gestion du système.

Par ailleurs, selon l’étude DRESS : « Les salariés du privé comme les indépendants s’accordent sur la légitimité d’exiger des titulaires des allocations chômage qu’ils acceptent les emplois, les formations et les tâches d’intérêt général qui leur seraient proposés. »
Sur la politique familiale, indépendants et salariés s’accordent pour que l’aide aille en priorité aux familles aux revenus les plus modestes.

Les femmes non salariées sont 48 % à fixer comme priorité à la politique familiale de faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, contre 39 % des femmes salariées.
Enfin, au niveau de l’âge estimé de départ en retraite, indépendants et salariés le situent aux alentours de 65 ans, avec toutefois une estimation légèrement plus élevée pour les Indépendants à 65,6 ans.

Source : previssima.fr