Il fait son entrée au calendrier vaccinal : le zona, une maladie sous-estimée

Alors que le zona fait son entrée dans le calendrier vaccinal 2016, retour sur cette maladie qui touche majoritairement les plus de 50 ans.

Le zona est une maladie neurologique se développant chez les personnes ayant par le passé contracté la varicelle et chez qui le virus était resté inactif dans les ganglions sensitifs. Même si, comme le rappelle sur LCI Eric Caulmes, chef des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière, cette maladie cutanée à la contagieusité discutée « est extrêmement faible par rapport à la varicelle », elle reste cependant fréquente. Concernant les 2/3 des plus de 50 ans et la moitié des plus de 60 ans, c’est après 75 ans qu’elle atteint sa fréquence maximale.

En France, le zona est observé par les médecins du « réseau Sentinelles », animé par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), qui dénombrait en 2013 environ 273 731 nouveaux cas chaque année. Mal comprise, la résurgence de l’infection semble cependant se manifester principalement à la suite d’évènements stressants.

Une maladie cutanée douloureuse

De 60 % à 90 % des personnes atteintes de zona ressentent une douleur locale aiguë, de durée et d’intensité variables, pouvant ressembler à celle d’une brûlure ou à des élancements aigus. Parfois, elle est si forte qu’elle peut être confondue avec une crise cardiaque, une appendicite ou une sciatique.

Généralement bénin, il guérit dans la plupart des cas sans laisser de séquelles (chez les personnes pourvues de défenses immunitaires normales) et se manifeste principalement par l’apparition de vésicules groupées sur les trajets des nerfs. Cependant, des études ont montré que 12 % (15 % après 70 ans) des malades désormais guéris souffrent encore de douleurs post-zostériennes après trois mois (contre 1% au-delà d’un an). Ces douleurs neuropathiques, dues aux lésions nerveuses causées par le virus, ont des caractéristiques propres : sensation de brûlure, de picotements, sensibilité accrue, fièvre, maux de tête…

Un vaccin efficace

Mieux vaut donc prévenir que guérir puisque le vaccin contre le Zona, le Zostavax, vient de faire son entrée dans le calendrier vaccinal 2016. Administré en une dose unique, possiblement avec celui de la grippe saisonnière, il est recommandé chez les adultes entre 65 ans et 74 ans révolus. Les personnes de plus de 75 ans et de moins de 79 ans pourront quant à eux bénéficier, jusqu’à la publication du calendrier 2017, d’une vaccination de rattrapage contre le zona, précise le ministère. Le Zostavax réduirait de 51% le risque d’apparition de la maladie et est remboursé à hauteur de 30% par la Sécurité sociale.

Rappelons que l’enjeu d’un tel vaccin pour la santé publique est des plus important, dans un contexte où plus de 250.000 nouveaux cas de zonas sont diagnostiqués chaque année en France. Or, ces chiffres ne peuvent qu’augmenter avec le vieillissement actuel de la population.

Source : lci.tf1.fr