Les hôpitaux réduisent leur déficit en 2016 « grâce à des efforts de productivité »

Le déficit global cumulé des hôpitaux s’est réduit en 2016 « grâce à des efforts de productivité renouvelés » et les établissements se rapprochent d’une « situation de quasi-équilibre », selon des chiffres provisoires annoncés mercredi par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS).

En 2016, le déficit des hôpitaux atteint 295 millions d’euros, en amélioration de 110 millions tous budgets confondus par rapport à 2015 où il atteignait 406 millions. Il représente « – 0,4% du total des produits », a précisé la DGOS lors d’une conférence de presse.

« On se rapproche d’une situation de quasi-équilibre », s’est félicitée l’administration dépendant du ministère de la Santé. La dernière fois que l’équilibre a été atteint par les hôpitaux date de 2012.

Le compte de résultat principal (qui correspond aux activités de soins, soit l’essentiel des budget) « suit la même tendance » et accuse un déficit de 529 millions d’euros, contre 606 millions en 2015, a-t-elle ajouté.

Les Centres hospitaliers universitaires (CHU), qui représentent 38% au total des produits hospitaliers, ont diminué de plus de moitié leur déficit global pour s’établir à 95 millions d’euros.

En 2016, 54% des hôpitaux affichaient un résultat excédentaire tandis que 14% soit 119 établissements publics de santé concentraient 80% du déficit cumulé.

La DGOS salue les efforts de productivité « très importants » qui s’illustrent par une hausse soutenue du volume d’activité, +3,9% de séjours en 2016, dans un contexte où l’Objectif national des dépenses de santé (Ondam), mécanisme servant à freiner l’augmentation naturelle des dépenses de santé, était lui de 1,75%.

Cela s’est traduit par une « maîtrise de la croissance de la masse salariale » de 1,43% (contre 1,76% en 2015). « Pour la première fois les recettes de l’Assurance maladie ont progressé plus vite que les dépenses de personnel », a-t-elle souligné.

Ces résultats s’expliquent par « une évolution des organisations, le développement de la prise en charge de l’ambulatoire (diminution des durées de séjours) et des économies dans les achats hospitaliers », argumente la DGOS.

A titre d’exemple, la prise en charge en chirurgie ambulatoire est passée de 54% à 72% entre 2014 et 2016. Les établissements de soins avec une durée de séjour en chirurgie inférieure à cinq nuits étaient 14% en 2014 et désormais 21%.

Par ailleurs, l’investissement total en baisse depuis 2008, représente 4,2 milliards d’euros en 2016.

Pour la première fois, l’endettement est nul, c’est-à-dire que les établissements ont autant recours à l’emprunt qu’ils ne remboursent le capital.

L’encours de la dette se stabilise ainsi à 29,6 milliards d’euros pour un taux d’endettement de 37%.

Source: boursorama.com