Hervé Chapron reçoit les insignes d’Officier de l’Ordre National du Mérite !

Malgré un après-midi printanier ensoleillé, tel le préambule du retour des beaux jours, du chant des hirondelles et des fleurs éphémères, le 20 avril 2016, était bien malgré lui celui du deuil national. La cour des Invalides allait revêtir -une fois encore- ses habits funèbres. Le Président de la République en tête de cortège, rendait hommage sous le regard de l’Empereur, à trois militaires français, morts pour la République, en opération au Mali. Fête de la poésie selon le calendrier grégorien, celle-ci en fut de bien mauvais goût.

Une chose est certaine, le temps ne s’arrête jamais et c’est par le destin, que ce même jour la République allait honorer le travail de l’un de ses plus fervents défenseurs. Aux Invalides, ses plus proches parents, amis et collègues, se réunissaient, au crépuscule de la journée, sous la protection de la silhouette ombrée de Napoléon, afin de lui témoigner leur affection, pour l’un des jours qui marque dans une vie d’homme. Et dit par ses mots, alors l’action prend tout son sens « celles et ceux qui me connaissent un tant soi peu, savent combien je suis persuadé qu’une vie ne vaut que par les rencontres et les émotions de toute nature qu’elle suscite. Le moment que je vis en cet instant où je vous parle, en ce lieu chargé d’Histoire, celle de la France – excusez du peu ! -, ne fait que renforcer cette conviction qui m’habite depuis si longtemps. »

Lui l’enfant de Saint-Dizier, a gravi les échelons un à un. Fils d’instits, il est -à n’en pas douter- la représentation de la méritocratie à la française. Brillant étudiant à sciences-po dérogeant à la tradition familiale du professorat, il commence sa carrière à la Westdeutche – Landesbank où il en sera le Secrétaire Général. Puis comme attiré par les sirènes de nos institutions protégeant les plus démunis, il deviendra un directeur nomade d’Assedic, passant par Nancy ou encore Nantes pour revenir quelques années plus tard, dans la capitale clôturer une carrière riche en tant que Directeur Général Adjoint de Pôle emploi. Auteur de plusieurs ouvrages, aujourd’hui Vice-Président de notre think-tank, il est aujourd’hui reconnu comme un des principaux experts de notre modèle social.

Ayant inlassablement et passionnément travaillé pour l’intérêt général, il avoue cependant à son auditoire avoir fauté… En effet, alors étudiant à Paris, capitale dont il tombe tout de suite sous le charme, il est atteint par de violentes douleurs au cerveau. L’académie de médecine restant perplexe, il profite de l’occasion pour faire appel de la décision de l’armée de le considérer comme apte, se soumettant à une batterie de tests, il obtient gain de cause et ne vit donc jamais la couleur des uniformes. Faute avouée est à demi pardonnée, notre repenti se permit un pied de nez à l’histoire, se faisant ainsi remettre ce soir d’avril, les insignes d’Officier dans l’Ordre National du Mérite par un Général de Corps d’Armée qui nous est bien connu, membre du CRAPS, Alain Gilles.

Notre homme, cultivé et lettré, conclut son discours avec humilité en faisant référence à la sagesse de Victor Hugo, « mes amis, vous l’aurez compris, je ne suis rien, mais je compose mon puzzle intime avec diverses pièces dont vous êtes les plus importantes ; ce sont en tout cas celles indispensables à mon équilibre. Et de cela je vous remercie très chaleureusement ».

Le CRAPS tient à lui adresser ses vives félicitations, pour cette récompense qui honore sont parcours, son humanisme et ses multiples qualités qui ne sont plus à démontrer.

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