Handicap : ce qu’envisage le gouvernement pour améliorer l’insertion professionnelle

Dans le cadre de la 21e semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, le gouvernement a lancé des pistes pour améliorer l’insertion professionnelle. Cela apparaît comme une nécessité lorsque l’on sait que le taux de chômage des personnes handicapées atteint presque 19%, soit, le double de celui de la population française.

Accompagner davantage les entreprises, limiter la bureaucratie, maintenir des obligations d’embauche figurent parmi les pistes envisagées par Dominique Gillot, mandatée par le gouvernement pour améliorer l’insertion professionnelle des personnes handicapées.

La secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ont multiplié les déplacements et apparitions médiatiques lundi à l’occasion de la 21e semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées.

Le taux de chômage des personnes handicapées avoisine encore 19%, soit le double de celui de la population française.

Le taux d’emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises privées n’était encore que de 3,3% en 2014 (derniers chiffres fournis par l’Agefiph), alors que la loi leur demande d’atteindre les 6%, et de 5,17% dans la fonction publique.

« Les personnes porteuses de handicap rencontrent encore des difficultés pour suivre un parcours scolaire, accéder aux lieux publics ou encore aux biens essentiels », soulignaient les ministre du Travail, de la Santé et la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, fin octobre. Elles ont confié à Dominique Gillot, ancienne ministre de Lionel Jospin, la mission de proposer des solutions pour « optimiser et faciliter la chaîne d’intervention » des acteurs dans l’accompagnement vers l’emploi des personnes en situation d’handicap.

Un travail sur l’accompagnement des entreprises

Pour l’ex-sénatrice PS, l’atteinte de cet objectif passera par un changement de culture au travail.

« On a beaucoup considéré les personnes handicapées au regard de leur déficit. Moi je pense qu’il faudrait qu’on change le paradigme et qu’on considère les personnes handicapées au regard de leurs aptitudes », a-t-elle dit à Reuters.

Imposer des quotas ne joue pas sur la perception, prévient-elle. « Ce n’est pas seulement l’obligation qui fait oeuvre, c’est aussi une conviction. »

Pour cela, il faut « une sensibilisation et un encouragement par les pairs ». Il faut que les chefs d’entreprise partagent « les bonnes pratiques ». Pour encourager la formation professionnelle ou l’apprentissage, Dominique Gillot estime qu’il faut donner au chef d’entreprise « des garanties sur la qualité de l’accompagnement et l’adaptation de l’accueil ».

Sophie Cluzel souhaite justement promouvoir les « job coach », principe selon lequel une tierce personne prépare en amont la prise de poste avec l’employeur et aide la personne handicapée à se maintenir à l’emploi.

Elle lancera au début de 2018 une expérimentation pour accompagner 1.000 à 1.500 travailleurs handicapés, {…}

Pour en savoir plus, cliquez ICI

Source : latribune.fr