Comment le gouvernement va transformer les contrats aidés

Ces contrats subventionnés par l’État vont devenir des «parcours emploi compétence» avec des employeurs «sélectionnés», annonce la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ce mardi.

Les célèbres «contrats aidés», créés dans les années 1980, vont être remplacés. Dans une interview accordée ce mardi au Parisien-Aujourd’hui en France, la ministre du Travail Muriel Pénicaud annonce en effet que ces contrats gérés et subventionnés par l’État – dont le gouvernement a réduit les prescriptions à 200.000 en 2018, exclusivement dans le secteur non marchand – vont devenir des «parcours emploi compétence» avec des employeurs «sélectionnés».

Le nouveau dispositif doit être détaillé ce mardi à l’occasion de la remise à la ministre du rapport de Jean-Marc Borello – dirigeant associatif et délégué national d’En marche! – sur les politiques liées à ces contrats. Pour rappel, les emplois aidés sont destinés à favoriser l’insertion professionnelles des personnes les plus éloignées de l’emploi.

Un triptyque «emploi, formation et accompagnement personnalisé»

«J’annoncerai plusieurs orientations dont la transformation des contrats aidés afin qu’ils soient plus efficaces. Premier grand changement: on va sélectionner les employeurs (associations et collectivités locales)», précise Muriel Pénicaud dans les colonnes du Parisien. «Pour bénéficier de ce dispositif ‘Parcours emploi compétence’, ils devront mettre en oeuvre tout ce qui permet aux personnes de s’insérer durablement, à savoir un triptyque: emploi, formation et accompagnement personnalisé», poursuit la ministre qui veut que «l’on sorte des politiques publiques qui se contentent de mettre les gens dans des cases». Avec ce nouveau dispositif, «nous aurons des résultats», affirme Muriel Pénicaud. «Pas question de jouer la politique du chiffre, ni d’afficher des résultats statistiques qui ne recouvriraient aucune réalité», explique-t-elle. Avant d’ajouter: «Ma conviction est que nul n’est inemployable».

L’auteur du rapport, Jean-Marc Borello, en est également convaincu: «On peut insérer tout le monde», mais «cela demande plus d’engagement», explique-t-il dans le quotidien, citant les «plus de 400 personnes» rencontrées au cours de sa mission. «Tous font le même constat: cela dépend davantage de la capacité des employeurs que de celle des personnes aidées», souligne-t-il. «Insérer durablement les gens, c’est un métier», insiste-t-il, en pointant le «manque d’accompagnement et surtout {…}

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Source : lefigaro.fr