France : le taux de chômage a repris sa décrue au premier trimestre 2017

Calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT), le chômage atteint 9,3 % en France métropolitaine après trois mois de stabilité.

La situation sur le front de l’emploi a continué à s’améliorer au cours des trois premiers mois de l’année. Après avoir annoncé la semaine dernière la création de quelque 50.000 postes dans le secteur privé au premier trimestre, l’Insee annonce en effet une baisse du taux de chômage sur la même période.

Calculé selon les normes Bureau international du travail (BIT) , ce taux a baissé de 0,4 point pour atteindre 9,3 % en France métropolitaine. Dans la France entière (hors Mayotte) il atteint 9,6 % et repasse pour la première fois depuis 2012, sous la barre symbolique des 10 %.

Une baisse immédiatement saluée par le tout nouveau ministre de l’économie, Bruno Lemaire, qui sur Twitter y voit « un signal encourageant ».

Selon les statisticiens publics l’Hexagone comptait 2,7 millions de chômeurs en France métropolitaine au premier trimestre soit 115.000 de mois qu’au cours des trois derniers mois de 2016. Cette diminution de 0,4 point intervient au terme de trois trimestres de stabilité (à 9,7 %).

Seul le chômage des plus de 50 ans reste stable

Dans le détail, le repli enregistré début 2017 profite avant tout aux jeunes (-1,5% sur le trimestre, -2,6% sur un an) et aux personnes âgées de 25 à 49 ans (-0,4% sur le trimestre, -0,6% sur un an). Moindre mal, le chômage est resté stable pour les 50 ans et plus.

Le chômage de longue durée qui frappe 4,1% de la population active, en lui aussi très léger recul (-0,1% par rapport au trimestre précédent, et -0,2% sur un an). Et désormais 1, 2 million de personnes déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an.

Par ailleurs, ce que les statisticiens appellent le « halo du chômage », c’est-à-dire les personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées comme chômeurs au sens du BIT car elles ne cherchent pas activement un emploi, a augmenté. Quelque 20.000 personnes de plus sont dans ce cas au premier trimestre. Et elles sont 1,5 million de personnes.

Source: lesechos.fr