Formations courtes : l’alternance favorise l’embauche (et les salaires)

Avis aux jeunes qui envisagent d’entrer en IUT, BTS ou licence pro : un à deux ans d’apprentissage ou de contrat de professionnalisation ouvrent de plus grandes perspectives d’avenir.

Pour Cyril Capel, « l’alternance permet de mettre un pied et demi dans l’entreprise ». Ce recruteur est l’un des meilleurs spécialistes des secteurs ­commerce et distribution, forts pourvoyeurs de postes à destination des bac + 2 et 3.

A la tête du cabinet de recrutement CCLD, il facilite l’embauche de 1 200 salariés par an. « Préférez l’alternance, que ce soit l’apprentissage ou le contrat de professionnalisation. C’est mon meilleur conseil, poursuit-il. Dans les métiers du commerce, mais aussi dans beaucoup d’autres, les compétences comme la communication avec ses collègues, la maturité des échanges sont essentielles. » Et elles s’apprennent particulièrement en ­engrangeant l’expérience professionnelle que procurent un à deux ans en alternance.

Des études via l’apprentissage et le contrat de professionnalisation permettent aussi de mieux négocier son salaire d’embauche. Selon les cabinets de recrutement interrogés, la plus-value liée à l’obtention d’un diplôme via l’alternance est, pour un bac + 2 et 3, de l’ordre de 2 000 à 3 000 euros de plus par an en salaire de départ. « Cela peut même atteindre 5 000 euros car nos clients estiment que l’alternance équivaut à deux ans d’expérience classique », ajoute Lydie Brunisholz, directrice de la division assistanat pour le cabinet de recrutement et d’intérim PageGroup.

L’alternance est aussi le gage d’un salaire versé à l’étudiant pendant sa scolarité allant, selon les âges, de 606 à 1 154 euros par mois. A noter aussi que les frais de cursus sont à la charge de l’employeur.

Source : lemonde.fr