Formation professionnelle : Muriel Pénicaud dessine les contours de sa réforme

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud dévoile, dans une interview au JDD, les premières pistes de sa réforme sur la formation professionnelle et l’apprentissage. « Il n’y a pas de sujets tabou », prévient-elle.

Après les ordonnances concernant le Code du travail, Muriel Pénicaud enclenche son deuxième grand projet, celui de la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Dans une interview accordée au JDD, la ministre du Travail affirme ne pas vouloir « se limiter à une réformette » mais plutôt à une « transformation », selon le terme souvent utilisé par le gouvernement d’Edouard Philippe. « Il n’y a pas de sujets tabou, tout sera mis sur la table avec les partenaires sociaux, les Régions, les chambres consulaires, les praticiens de terrain… », prévient Muriel Pénicaud.

La ministre du Travail part du constat que « seuls 7% des jeunes Français sont apprentis, contre 15% en Allemagne, alors que c’est une voie de réussite avec plus de 70% d’emplois stables à l’issue ». Si Nicolas Sarkozy puis François Hollande en avait déjà fait une priorité, le nombre d’apprentis peine à progresser. Fin 2015, ils n’étaient qu’un peu plus de 400.000.

La ministre cible les points de blocage

Pour l’expliquer, Muriel Pénicaud cible différents points de blocage sur lesquels elle veut se pencher. Par exemple, le fait que les « jeunes craignent d’être coincé dans une filière à 16 ans » ou qu’ils « sous-estiment que c’est une voie d’excellence ». Elle évoque aussi « la difficulté à trouver une entreprise d’accueil ou des places dans les centres de formation d’apprentis ».

Pour y répondre, elle propose plusieurs pistes comme la possibilité de permettre d’entrer en apprentissage « toute l’année » sans forcément respecter le calendrier scolaire, ou d’intégrer les cursus d’apprentissage sur Affelnet, un dispositif d’inscription informatisé au lycée {…}

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Source : lejdd.fr