Formation professionnelle. L’objectif : former deux millions de personnes

Le gouvernement a communiqué ce mercredi aux partenaires sociaux sa feuille de route sur la réforme de la formation professionnelle, proposant, à compter de 2019, un prélèvement qui pourrait atteindre 0,3% de la masse salariale afin de financer la formation des chômeurs.

Ce document d’orientation sur la réforme de la formation professionnelle présenté ce mercredi par le gouvernement dresse la liste les objectifs et thèmes sur lesquels syndicats et patronat doivent discuter.

Les partenaires sociaux se réuniront vendredi matin pour l’analyser et accepter ou non la négociation qu’ils réclament sur la base de ce texte, ont rapporté des sources syndicales à l’AFP.

Le document est « volontairement très précis sur le diagnostic et les objectifs et en même temps laissant des marges de négociations très significatives aux partenaires sociaux sur des points absolument cruciaux », estime le ministère.

S’ils acceptent, les partenaires sociaux auront jusqu’à « fin janvier » pour rendre leur copie, avant un projet de loi global (formation professionnelle, apprentissage et assurance chômage) en avril prochain.

Il s’agit du volet deux de la réforme sociale promise par Emmanuel Macron, après les ordonnances. L’exécutif souhaite, entre autres, simplifier le secteur de la formation professionnelle, qui pèse 32 milliards par an selon les derniers chiffres disponibles (2014). Il « n’est pas adapté aux mutations rapides et profondes que connaissent nos sociétés », selon le gouvernement.

La CGT a d’ores et déjà critiqué les orientations du document. Pour elle, la négociation s’annonce « sous tensions ».

Le syndicat estime que la « logique » de l’exécutif consiste à « mettre en permanence à disposition du patronat les compétences dont il a besoin le désengageant de ses responsabilités financières ».

Former deux millions de personnes

Les partenaires « consacrent par an en moyenne environ 700 à 800 millions d’euros à la formation des chômeurs, hors contrat de professionnalisation », relève le document. « Pour vaincre le chômage de masse », il propose « une contribution » qui « pourra être portée, à partir de 2019, à 1,5 milliard d’euros par an et prendra la forme d’un prélèvement pouvant atteindre 0,3% de la masse salariale » {…}

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Source : ouest-france.fr