La fonte de la dette sociale s’accélère

La progression plus rapide que prévu de la masse salariale devrait faciliter l’objectif d’extinction de la dette sociale en 2024. La Cades affiche son optimisme.

Enfin ! La Sécurité sociale engrange de nouveau des cotisations au même rythme que pendant les dix années qui avaient précédé la crise de 2008. Selon l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui a publié des données ce mardi, la masse salariale a crû de 0,7 % au troisième trimestre, soit 3,7 % de hausse sur un an. Bien mieux que les 2,4 % de 2016 , et le 1,7 % de 2015. Le différentiel avec la prévision officielle de croissance de la masse salariale pour 2017, qui était de 3,3 % en septembre, équivaut à 800 millions de rentrées de cotisations supplémentaires potentielles pour la Sécurité sociale.

Taux négatifs et masse salariale dynamique

A la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), le nouveau président Jean-Louis Rey, qui était auparavant aux commandes de l’Acoss, se frotte les mains : « Pour 2018, nous attendons 17,4 milliards d’euros de recettes. A priori, il y en aura un peu plus. » La caisse, qui doit encore amortir 121 milliards d’euros de dette sociale, tire la majeure partie de ses ressources de deux prélèvements sociaux : la CSG et la CRDS. Si l’activité progresse, ses ressources augmentent mécaniquement.

Ces dernières années, la Cades a bénéficié des taux d’intérêt très bas et de la qualité de la signature « France ». Elle continue d’ailleurs à emprunter à taux négatif (-0,176 % en moyenne en 2017). Mais l’avantage procuré par ces taux n’est rien en comparaison du coup de fouet de la reprise. La Cades avait prévu d’émettre pour 4 milliards d’euros de titres en 2018 pour faire face {…}

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Source : lesechos.fr