Fiche de paie simplifiée : ce qui change en janvier

Depuis le 1er janvier 2018, tous les employeurs du privé doivent mettre en place un nouveau bulletin de salaire plus lisible. Par ailleurs, avec la baisse des cotisations salariales, le salaire net sera plus élevé.

Pour la plupart des salariés, les fiches de paie sont illisibles. Mais le prochain bulletin de salaire devrait être beaucoup plus clair pour tout le monde. La fiche de paie simplifiée faisait partie du « choc de simplification » voulu par François Hollande. Après une expérimentation par des entreprises volontaires en 2016, une mise en œuvre dans les entreprises de plus de 300 personnes en 2017, l’ensemble des salariés du privé vont recevoir fin janvier une fiche de paie simplifiée.

Mais à quoi va ressembler cette nouvelle fiche de paie ? Tout d’abord elle sera beaucoup plus courte. En effet, pour plus de compréhension, toutes les mentions sont regroupées par thématiques et devront tenir en une seule page : santé, accidents du travail, maladies professionnelles, retraite, famille, sécurité sociale, assurance chômage, autres contributions dues par l’employeur, cotisations statutaires ou prévues par la convention collective, CSG (contribution sociale généralisée) non imposable à l’impôt sur le revenu, CSG-CRDS imposable à l’impôt sur le revenu, allègement de cotisation.

Les salariés convaincus

Certains éléments restent comme les identifications de l’employeur et du salarié, le code de l’activité, la convention collective et le numéro de cotisant Urssaf, les congés payés pris et restants.

Une étude montre que « 88% des salariés trouve cette nouvelle fiche de paie plus compréhensible », a assuré vendredi 26 janvier sur RTL Jean-Louis Vincent, vice-président de l’Association Nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH).

Hausse de salaire

Par ailleurs, les salariés verront une légère augmentation de leur salaire net. Si la CSG augmente de 1,7 point, pour compenser à terme les baisses de charge, la cotisation maladie de 0,75% est supprimée dès janvier et la cotisation chômage abaissée de 2,4% à 0,95%. En octobre, cette dernière sera supprimée.

Une fois toutes ces mesures appliquées, cela représente une hausse de salaire net de 1,45 %, avance l’exécutif. Une personne payée au smic gagnera ainsi 260 euros de plus par an dès 2019 et un employé payé 2.000 euros par mois environ 350 euros. Pour un cadre payé 5.000 euros par mois, la hausse annuelle serait proche de 900 euros.

Source : boursorama.com