Faut-il dérembourser les médicaments contre la maladie d’Alzheimer ?

Le sujet fait débat, entre la Haute Autorité de Santé, la ministre, et les syndicats de médecins. Les traitements prescrits n’auraient pas de réelle efficacité. Trois syndicats de généralistes appellent à ne plus les prescrire.

Quatre médicaments sont actuellement prescrits contre la maladie d’Alzheimer : l’Aricept, l’Exelon, l’Ebixa et le Reminyl, ainsi que leurs génériques. Le 20 octobre, la commission de la transparence de la Haute autorité de Santé, chargée de leur évaluation, a recommandé de ne plus les rembourser, faute d’efficacité. Un avis consultatif, que la ministre de la Santé Marisol Touraine a choisi de ne pas suivre. En tout cas, pas tant qu’un « protocole de soins alternatif ne sera pas élaboré et mis en oeuvre », car comme le souligne l’association France Alzheimer, « la perspective d’un médicament incite les personnes à consulter, à se faire diagnostiquer ».

Des médecins divisés

Les avis sont très partagés sur la question, comme le montre cet article du Populaire du Centre à retrouver ce mercredi matin sur France Bleu Limousin dans Aujourd’hui dans la Presse, à 6h10 et 7h40. Il met face à face un médecin de Panazol consulté comme expert et opposé au remboursement et un neurologue du CHU de Limoges qui trouve l’idée excessive.

Un appel à ne plus prescrire

Trois syndicats de médecins libéraux, eux, considèrent que les risques d’effets secondaires sont plus importants que les bénéfices à attendre. Ils appellent leurs collègues à ne plus prescrire ces 4 médicaments.

Source : francebleu.fr