Famille : l’UNAF élit son nouveau président

À l’issue d’un conseil d’administration exceptionnel qui se tient ce vendredi 26 juin à 17 heures, un nouveau président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) sera élu à la place de François Fondard, qui démissionne après neuf ans de mandat.

On connaîtra ce vendredi 25 juin au soir le nom du nouveau président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF). Il remplacera à ce poste François Fondard, élu pour la première fois le 18 juin 2006 et qui s’est représenté en 2014 tout en annonçant à l’époque qu’il démissionnerait cette année à l’occasion des 70 ans de l’organisation.

DES CANDIDATURES NON PUBLIQUES
Lors d’un conseil d’administration (CA) exceptionnel qui se tiendra à 17 heures, ses quarante membres voteront pour désigner celui ou celle qui dirigera l’UNAF pour les deux prochaines années. L’élection se déroulera au scrutin majoritaire et un deuxième tour aura lieu si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour.

Les prétendants ne doivent pas déposer leur candidature avant le CA, l’UNAF ne communique donc pas leur identité d’ici à l’élection.

UN RÉSEAU DE 8 000 ASSOCIATIONS FAMILIALES
Créée en 1945, l’UNAF rassemble près de 8 000 associations familiales, regroupées à travers 70 mouvements familiaux. Le plus important d’entre eux est Familles Rurales, qui compte plus de 150 000 familles adhérentes.

L’UNAF, qui a fêté les 13 et 14 juin derniers ses 70 ans, a pour mission de défendre et de promouvoir les intérêts de toutes les familles vivant en France. Jouant un rôle de représentation de l’ensemble des familles auprès des pouvoirs publics, elle peut aussi être consultée ou donner son avis sur des mesures qui touchent à la politique familiale.

LES FAMILLES LAÏQUES S’INQUIÈTENT DU PROFIL D’UN CANDIDAT
L’Union des Familles laïques (UFAL), l’un des mouvements qui composent l’UNAF, s’inquiète dans un communiqué diffusé le 25 juin d’une candidature dissidente au sein des Familles rurales. Une « division qui ne peut qu’avantager le candidat des Associations Familiales Catholiques (AFC) » estime l’association.

Pour son président Christian Gaudray, « la survie de l’UNAF est liée à son caractère pluraliste ». S’il reconnaît qu’avec un seul membre présent au conseil d’administration, l’UFAL « pèse peu » au sein de l’UNAF et donc qu’elle ne présentera pas de candidat, il estime que « quelqu’un des AFC, association proche du mouvement de la Manif, ne peut pas représenter l’ensemble des familles ».

LES AFC VEULENT « SE PROJETER DANS L’AVENIR »
Jean-Marie Andrès, président des AFC, ne veut pas entrer dans la polémique, d’autant qu’il affirme que son association ne présente pas de candidat. Pour lui, le comportement de l’UFAL relève de réflexes passéistes. « Ce sont de vielle manières de faire » regrette Jean-Marie Andrès. Conscient des futurs enjeux autour de la politique familiale, il souhaite « se projeter sereinement dans les 70 prochaines années de l’UNAF ».

Les prétendants ne s’étant déclarés qu’en interne, il faudra attendre la fin du conseil pour connaître le nom du successeur de François Fondard, qui lui était issu d’un autre mouvement, la Confédération syndicale des familles.

Source : La Croix // Nicolas Berrod