Erasmus: Ordonnances, assurance, pharmacie…Que faut-il prévoir avant de partir ?

ETUDES : Certains sont déjà en train d’organiser leur rentrée… à l’étranger. Pour les étudiants français qui partent en Erasmus, quelques conseils santé pour partir en toute tranquillité…

« Un accident, une chute, une hospitalisation, ça peut arriver… même à l’étranger », prévient Annie Coutarel, directrice générale de la Smerep. Ce n’est pourtant pas forcément la première chose à laquelle on pense quand on part étudier un an à l’étranger dans le cadre d’Erasmus, qui vient de fêter ses 30 ans.

Demander la carte européenne

Mauvaise nouvelle : votre carte de sécurité sociale ne vous sera d’aucune utilité de Madrid à Cracovie. Il va falloir demander une carte européenne d’assurance maladie, gratuite et valable deux ans, qui garantit un accès direct au système de santé public dans le pays de séjour. Comment l’obtenir ? En faisant une demande quinze jours maximum avant le départ sur votre espace personnel sur ameli.fr ou par téléphone au 36 46.

Si vous vous y prenez à la dernière minute, la Sécu délivre un certificat provisoire de remplacement, valable trois mois, avant de recevoir par courrier leur carte.

Prendre une assurance complémentaire

« Tout le monde pense que la carte européenne suffit pour être remboursé totalement, mais c’est faux, soutient Annie Coutarel de la Smerep. En effet, cette carte ne permet le remboursement que d’une partie des frais engagés, et de façon inégale selon les pays. Par exemple, en cas d’hospitalisation, vous devrez avancer les frais avant d’en demander le remboursement, qui sera forfaitaire et limité aux tarifs français. « A l’étranger, les frais médicaux sont plus chers qu’en France », renchérit Annie Coutarel. Petite astuce : conserver précieusement toutes ses factures pour frais sanitaires.

Les mutuelles étudiantes conseillent donc vivement à ceux qui partent en Erasmus une assurance complémentaire. A chacun ensuite de faire son étude de marché.

A la Smerep, on propose aux étudiants qui partent en Erasmus un « world pass Europe ». Cette assurance (33 euros par mois) permet de se faire rembourser à 100 % les frais réels, une avance en cas d’hospitalisation, une assistance et un rapatriement sanitaire.

Du côté de la LMDE, l’offre est double : Essentielle LMDE ou Zen LMDE. « Avec l’Essentiel (22,95 euros par mois), l’étudiant est couvert entre 70 et 100 % de ses frais, en fonction de la spécialité, souligne Aurore Hanskens, directrice marketing de la LMDE. Avec Zen (34,6 euros par mois), on prend en charge les dépassements d’honoraires entre 100 % et 150 %. » Avec à peu près les mêmes services qu’avec la Smerep.

« Nous avons refondu notre offre internationale depuis le 1er juillet, reprend Aurore Hanskens. Pour proposer un service particulièrement prisé par les étudiants à l’étranger : la téléconsultation. Quand vous avez un bouton bizarre et que vous ne parlez pas italien, ce n’est pas évident d’aller consulter un dermatologue en Italie. Cela rassure de pouvoir parler à un médecin français par téléphone, qui va leur conseiller d’aller à l’hôpital si besoin ou leur envoyer une ordonnance. » Autre spécificité de la LMDE : une assurance en cas de perte de bagages et de papiers.

Une visite chez le médecin

« La première chose à noter sur votre rétro planning, c’est de prendre rendez-vous chez votre médecin traitant », reprend Aurore Hanskens. Pour se faire prescrire la pilule contraceptive ou le traitement que l’on suit pour la durée de votre séjour.

Un bon réflexe que les étudiants ont déjà acquis. « On voit sur les stands qu’ils ont pris l’habitude de faire un check-up médical, précise Annie Coutarel. Et qu’ils sont conscients qu’on est privilégié en France avec des médecins plus disponibles et des coûts moins importants qu’à l’étranger. »

Une visite chez le généraliste qui permet aussi de faire le point sur les vaccins nécessaires dans le pays que l’on va découvrir. Dans certains pays d’Europe de l’est, il vous faudra vous prémunir contre l’encéphalite à tiques. Si les doutes vous assaillent, l’Institut Pasteur propose une carte détaillée des vaccins demandés dans chaque pays.

Que prendre dans sa besace ?

Si on a souscrit à une assurance, il peut s’avérer utile d’imprimer son attestation « qui précise tous les numéros d’urgence, le numéro de contrat, qui sera demandé en cas de pépin et de rapatriement », reprend la directrice de la Smerep. Un document à sauvegarder aussi bien sur son téléphone portable qu’en dur, dans son portefeuille si jamais le problème de santé se double d’un vol…

Et plus largement, n’oubliez pas toutes les ordonnances utiles, même si vous avez une cargaison de Doliprane. « Il vaut mieux connaître le nom de la molécule car le médicament peut changer de nom selon le pays », prévient également Aurore Hanskens. Et dans la pharmacie d’urgence : l’inhalateur ou pompe à insuline en cas de maladie chronique, mais aussi des médicaments pour les maux de tête et de ventre (loin de nous l’idée de réduire l’année d’Erasmus à une immense beuverie festive…), les piqûres d’insectes, des pansements…

Source : 20minutes.fr