En France, 2 millions de personnes souffrent de dénutrition

La dénutrition, ça n’existe pas qu’en Afrique. En France, d’après le Collectif de lutte contre la Dénutrition (fondé ce 18 octobre 2016 par des professionnels de la santé, des patients et des personnalités politiques), 2 millions de personnes auraient un indice de masse corporelle très inférieur à la moyenne.

Bien évidemment, le cœur du problème, c’est l’alimentation : la dénutrition peut être provoquée par une diminution des apports alimentaires pour différentes raisons (perte d’appétit, anorexie mentale, problèmes dentaires…), par un hypercatabolisme, c’est-à-dire une augmentation des besoins énergétiques du corps (à cause d’un cancer, par exemple) et/ou par une malabsorption des nutriments (maladie cœliaque, maladie de Crohn , pancréatite…).

15 à 30 % des enfants malades dénutris à l’hôpital

En France, ce problème de santé touche surtout les personnes hospitalisées ou placées en maison de retraite. Les personnes âgées détiennent d’ailleurs un triste record : à l’hôpital, la moitié d’entre elles souffre de dénutrition. Les enfants (généralement avant l’âge de 3 ans) sont aussi concernés.

Le Collectif de lutte contre la Dénutrition a rédigé un manifeste avec 10 propositions pour mettre fin à ce problème de santé silencieux : ses membres demandent que la dénutrition devienne « la grande cause nationale du prochain quinquennat », qu’un plan de lutte national soit lancé en 2018 pour enrayer la progression de cette maladie et mettent également la priorité sur les enfants malades (dont 15 à 30 % sont dénutris à l’hôpital) en exigeant la création d’un Comité national de vigilance.

Le Collectif suggère aussi que la totalité des patients dénutris soit pesée lors de l’enregistrement à l’hôpital jusqu’à leur retour à domicile, et réclame « la présence d’un médecin nutritionniste et de 10 diététiciens pour 600 lits d’hôpital » ainsi qu’un « référent-dénutrition dans tous les établissements ». Les 10 propositions font l’objet d’une pétition, mise en ligne sur le site Change.org.

Source : topsante.com