Emploi : des opportunités de métiers dans l’immobilier

La conjoncture n’y est pas étrangère : le marché de l’immobilier est à la hausse et recrute en conséquence. Parmi les profils recherchés : des candidats plus ou moins diplômés et pas forcément spécialistes du secteur.

« Nous voulons profiter d’un marché qui reprend des couleurs », confie-t-il. Fabrice Abraham est confiant. Et pour le prouver, il recrutera au moins 300 salariés, tous en CDI, cette année. « Mes plans de recrutement précédents ressemblaient davantage à une nage à contre-courant dans un marché pas facile, se souvient le directeur général du réseau Guy Hoquet. Mais la conjoncture est en train de changer.

Un marché qui recrute

Le marché est plus favorable donc il nous faut du monde dans les agences. » Ici, les profils recherchés portent à 90 % sur les fonctions commerciales. « Nous tournons aussi globalement autour de 550 postes à pourvoir sur le réseau cette année, abonde Yann Jehanno, directeur exécutif du réseau Laforêt. Nos besoins se ventilent avec 400 postes de conseillers immobilier en vente et en location, une cinquantaine de postes d’assistants commerciaux et le reste autour de l’administration de biens, des métiers de la gestion locative et du syndic de copropriété. »

Des conditions de crédit qui favorisent l’activité

Pas de doute, l’immobilier recrute à tous les étages. Et la conjoncture n’y est pas étrangère. « Clairement, le marché de l’immobilier est beaucoup plus dynamique cette année, analyse Frédéric Rei, consultant chez Page Personnel. Les taux de crédit qui sont bas, la baisse des prix de l’immobilier ou encore l’élargissement du prêt à taux zéro contribuent à faire augmenter les demandes des acquéreurs et dynamise, en même temps, le secteur du neuf. » Directeur de la division immobilier et construction, il observe même une augmentation en un an des demandes de profils en promotion immobilière. « Après une grosse accalmie entre 2012 et 2014, c’est le segment le plus dynamique sur le marché. Nous avons besoin de profils allant de la conception au développement de programmes, en passant par des assistants, des responsables de programme et bien sûr des commerciaux. »

L’expérience avant tout

Reste à avoir le bon profil… mais pas forcément le bon diplôme. « Pour moi, la formation d’un candidat passe vite au second plan derrière des qualités comme l’ambition, l’autonomie, l’empathie et bien sûr la volonté d’apprendre », insiste Fabrice Abraham. Son réseau, comme d’autres, anime en effet sa propre école de formation. « Nous privilégierons davantage un candidat avec une expérience dans un secteur difficile comme la restauration ou l’hôtellerie où l’on doit déjà faire preuve de ténacité. »

« Nous avons ainsi formé plus de 2000 collaborateurs au sein du réseau, ajoute Yann Jehanno. Car c’est aussi en proposant aux salariés d’évoluer vers d’autres fonctions que l’on va les fidéliser. »

« Pour des postes en promotion immobilière, les profils de BTS professions immobilières jusqu’à des diplômés de niveau bac + 5 sont appréciés », observe Frédéric Rei. En revanche, certains postes restent ouverts à d’autres profils. « Autre segment qui marche très bien, les négociateurs VEFA (vente en l’état futur d’achèvement). Ce sont des profils très demandés pour lesquels les entreprises sont beaucoup plus ouvertes et prêtes, souvent, à privilégier un tempérament commercial, quitte à former leurs collaborateurs sur des aspects plus réglementaires. En cela, le milieu reste aussi très ouvert. »

Source : leparisien.fr