Emploi : les contrats aidés dans le collimateur du gouvernement

À la rentrée, le système des emplois subventionnés, considéré comme inefficace et coûteux, devrait être refondu. Ce sera un dossier chaud supplémentaire avec la réforme du Code du travail.

Alors que la rentrée sociale s’annonce mouvementée sur la réforme du Code du travail, le gouvernement a l’intention ferme de s’attaquer à un dossier tout aussi délicat: les contrats aidés. Le 9 août, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a expliqué que les emplois subventionnés ne sont pas «efficaces» et «extrêmement coûteux» pour l’État. Quelques jours plus tôt, le premier ministre Édouard Philippe avait préparé le terrain en martelant, dans une interview au Parisien-Aujourd’hui en France, qu’«au lieu de promettre des emplois aidés au moment de campagnes électorales, il faut mettre en œuvre une vraie politique de formation, car les emplois aidés ne débouchent malheureusement pas sur des emplois stables».

Il est vrai que, depuis les années 80, les contrats aidés – contrat initiative emploi, emplois d’avenir, contrat Starter actuellement- n’ont jamais fait la preuve de leur réelle utilité, sauf pour faire baisser le chômage à court terme et de manière artificielle. Or ils coûtent de 2 à 3 milliards d’euros par an. En juin, la Cour des comptes a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme {…}

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Source : lefigaro.fr