Emploi : la baisse du nombre des licenciements économiques se poursuit

Les licenciements économiques continuent à baisser. Les ruptures conventionnelles collectives créées par la réforme du code du travail pourraient amplifier le mouvement.

General Electric Hydro, Gemalto, Coca Cola, Nokia… L’actualité continue d’apporter son lot de réductions d’effectifs. Mais ces annonces masquent une tendance de fond qui ne se dément pas : les licenciements économiques ne constituent plus le moyen privilégié pour réduire la masse salariale. 2017 aura marqué la fin d’une époque : pour la première fois, il n’y a pas eu de vraie pause électorale pour les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) que les employeurs sont contraints de lancer lorsqu’ils ont prévu de licencier au moins dix salariés dans les trente jours. Et les deux pics se sont situés en mars et en mai. Mais cette année n’aura pas rompu avec la tendance à une certaine désaffection vis-à-vis de cette procédure de baisse des effectifs, pourtant sécurisée juridiquement par une loi de 2013. Sur les six premiers mois de l’année, le ministère du Travail a enregistré 365 PSE, contre 407 sur la même période de 2016 et 428 sur le premier semestre de 2015.

Moins de Contrats de sécurisation professionnelle

Une autre statistique confirme ce constat, alors que la loi El Khomri a facilité les licenciements économiques en cas de baisse du chiffre d’affaires en 2016 : l’évolution du nombre de Contrats de sécurisation professionnelle (CSP). De 100.000 par mois début 2015, on est tombé à moins de 65.000 en septembre dernier. Du côté des inscriptions à Pôle emploi à la suite d’un licenciement économique, le mouvement de décrue est aussi en cours, avec 11.100 inscriptions en octobre 2017 contre 40.000 début 2015.

La conjoncture n’y est bien sûr pas pour rien. «En ce moment, les signaux économiques sont plutôt positifs alors que pas mal d’entreprises ont déjà réduit leurs effectifs, c’est donc normal qu’il y ait moins de PSE », remarque Philippe Portier, le secrétaire général de la CFDT-Métallurgie. Mais cela ne veut pas dire que tout va bien partout, temporise le syndicaliste, citant les conséquences que pourraient avoir sur certains sous-traitants de l’automobile la baisse du diesel {…}

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Source : lesechos.fr