Emploi. 50000 postes de fonctionnaires non pourvus fin 2014 en France

Malgré les promesses électorales de François Hollande, 50000 postes d’agents n’ont pas trouvé preneur en 2014 notamment chez les policiers, les militaires et les enseignants.

50 000. C’est le nombre de postes de fonctionnaires qui sont restés non pourvus fin 2014 a-ton-appris ce dimanche de la rapporteure du Budget à l’Assemblée, Valérie Rabault.

Dans le cadre du projet de loi de règlement du budget 2014, qui sera débattu lundi à l’Assemblée nationale, la rapporteure générale a souhaité « faire un focus afin de savoir si les plafonds votés – pour les ministères prioritaires comme l’Education nationale – avaient été atteints ». « La réponse est que, sur la fonction publique d’Etat (2,5 millions d’agents), il y a 50 000 emplois (soit 2% de l’ensemble) qui, par rapport aux plafonds, ne sont pas atteints », explique la députée socialiste, qui confirme une information rapportée par Le JDD.

47 000 agents manquaient à l’appel ces deux dernières années

Dans le détail, il manquait, à la fin de l’année dernière 13 300 enseignants, 5 000 militaires et 4 300 policiers par rapport aux effectifs inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement.

L’hebdomadaire estime que 228 millions d’euros ont ainsi été économisés du fait de ce non-respect des objectifs. A noter que lors de la campagne présidentielle de 2012, François Hollande s’était notamment engagé à créer 60 000 postes dans l’Education nationale d’ici 2017.

Pour autant, Valérie Rabault souligne que ce constat n’a rien de nouveau, rappelant que fin 2012 et fin 2013, près de 47000 postes de fonctionnaires n’avaient pas trouvé preneur.

Le manque de candidats serait en cause

De son côté, le cabinet du ministre du Budget, Christian Eckert, a tenu à rappeler que les chiffres cités correspondent à « des plafonds à ne pas dépasser, et non des cibles » ou des objectifs à atteindre. « En 2014, les effectifs réels de l’Etat représentent 98,5 % des plafonds », soit 1 877 359 emplois occupés, a-t-il ajouté, expliquant avoir ouvert des emplois supplémentaires dans les secteurs prioritaires tels que l’éducation, la sécurité ou encore la justice.

Valérie Rabault qui se félicite de l’augmentation des effectifs des ministères dits prioritaires (Éducation nationale, justice, gendarmerie, police) explique : « cela montre que les décisions prises par le gouvernement ont été suivies d’effet. Evidemment, il y a toujours un temps de latence, à partir du moment où vous décidez d’embaucher, cela ne veut pas dire que la personne va arriver demain ».

La rapporteure du Budget, qui se penchera en septembre sur les causes de ce phénomène soulève le problème du manque de candidats. « On l’a vu dans le secteur de l’Education nationale, il y a des postes qui ont été mis aux concours et qui n’ont pas été pourvus », dit-elle.

Source : Ouest France