Edouard Philippe lance le grand chantier de la réforme du système de santé

Le Premier ministre a donné ce mardi le coup d’envoi du projet de transformation du système de santé dont la feuille de route définitive sera publiée d’ici à l’été. Une enveloppe de 100 millions d’euros par an est prévue pour soutenir cette réforme d’ampleur qui doit aboutir notamment à une meilleure régulation des soins dits « de ville » (médecins et paramédicaux libéraux), à la réduction des dépenses inutiles. Sont confirmés au passage, les regroupements d’hôpitaux, le « virage numérique », et le remaniement de la formation des futurs soignants.

Le temps des rafistolages est révolu ». Ce sont les termes qu’a utilisés Edouard Philippe, en déplacement mardi 13 février à Eaubonne (Val-d’Oise), pour lancer le plan de « transformation du système de santé », une réforme qu’il veut « globale, cohérente, méthodique ».

Le gouvernement « se donne trois mois pour y réfléchir intensément » et une concertation « à plusieurs niveaux » se déroulera de mars à mai, à la fois « au niveau local » pour « recueillir l’avis des acteurs du terrain », et au niveau national, notamment par une consultation en ligne. Le chef de gouvernement a ainsi résumé les objectifs de cette réforme :

« Notre objectif : passer d’un système cloisonné, fondé sur les soins curatifs tarifés à l’acte, une course aux volumes, à un système tourné vers la prévention, la qualité, l’accès aux soins. »

Cinq grands thèmes ont déjà été identifiés : la qualité et la pertinence des soins, les modes de financement et les rémunérations, le numérique en santé, les ressources humaines, et l’organisation territoriale. Voici les principales préconisations à retenir.

Corriger les dérives de la tarification à l’activité (T2A)

La question du financement figure en effet en bonne place dans la liste des propositions, avec pour boussole la promesse d’Emmanuel Macron de « plafonner à 50% » la tarification à l’activité (dite « T2A ») des hôpitaux.

« On est arrivés au bout d’un système » avec cette T2A qui « pousse à une activité sans qualité », estimait Mme Buzyn en décembre.

L’exécutif souhaite « corriger » la tarification à l’activité dont les dérives entraînent une inflation du nombre d’actes et mener, plus globalement, « une réforme en profondeur de la tarification des soins quel que soit le secteur : ville, hôpital, médico-social ».

Une équipe proposera des modèles de financements nouveaux d’ici fin 2019.

Mieux prendre en compte la qualité des soins

La Haute autorité de santé devra proposer, dès 2018, des « indicateurs de qualité des parcours de soins » portant sur les 10 pathologies les plus fréquentes, comme le diabète ou {…}

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Source : latribune.fr