Les députés valident la hausse de la CSG

L’Assemblée nationale, qui débat en ce moment du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a adopté l’article entérinant la bascule entre cotisations sociales et CSG.

La hausse de la CSG, c’est fait! Cette nuit, les députés ont adopté l’article 7 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018, qui instaure une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour compenser la suppression de certaines cotisations salariales. Cette mesure phare du PLFSS concrétise l’un des engagements de campagne d’Emmanuel Macron: redonner du pouvoir d’achat aux actifs en faisant contribuer l’ensemble des revenus (dont les pensions et l’épargne) au financement de la protection sociale.

Pour les salariés du privé, la suppression se fera en deux temps et portera sur les cotisations maladie et chômage, qui représentent 3,15% de la rémunération brute. Pour les indépendants, le changement concernera les cotisations d’allocations familiales, maladie et maternité et se traduira par un gain de pouvoir d’achat pour les trois quarts d’entre eux. Ces mesures seront financées par l’augmentation de 1,7 point du taux de la CSG, qui s’appliquera à l’ensemble des revenus d’activité, de remplacement et du capital à l’exception des allocations chômage et des indemnités journalières. À l’inverse des salariés du privé, les fonctionnaires ne bénéficieront que d’une neutralisation de la hausse de la CSG – via la suppression de cotisations et la création d’une prime compensatoire – sans gain de pouvoir d’achat.

Avec cette réforme, le gouvernement élargit une partie du financement de la protection sociale au-delà des seuls actifs. La hausse ne sera pas non plus compensée pour les 60% de retraités ayant les revenus les plus élevés, c’est-à-dire ceux dont la pension est au moins égale à 1400 euros par mois pour une personne seule de plus de 65 ans. Cette perspective, qui a déjà conduit les retraités dans la rue fin septembre, a cristallisé les critiques de l’opposition, à la fois de gauche et de droite, la plupart des groupes parlementaires s’opposant à cette réforme dans son ensemble {…}

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Source : lefigaro.fr