De nouvelles recommandations pour détecter l’autisme plus tôt

Alors que les troubles du spectre autistique touchent 100.000 moins de 20 ans et 600.000 adultes, la Haute Autorité de Santé a émis des recommandations pour repérer plus précocement ces troubles chez les jeunes enfants.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a émis lundi de nouvelles recommandations sur le dépistage de l’autisme, un trouble qui touche un Français sur 100, afin de permettre un diagnostic plus précoce chez les enfants, crucial pour leur avenir.

Un « parcours de l’enfant et de sa famille »

Cette autorité indépendante, qui établit les « recommandations de bonnes pratiques », a fléché le « parcours de l’enfant et de sa famille », « de l’identification des signes d’alerte jusqu’à la consultation dédiée ». Dans ce parcours, détaillé dans un rapport diffusé par la HAS, l' »inquiétude des parents », ou des professionnels qui s’occupent d’un enfant en crèche ou en maternelle, doit déboucher sur une consultation médicale « dans les trois semaines ».

Si le médecin a une « suspicion » de troubles du spectre de l’autisme (TSA), il doit prescrire une « évaluation par une équipe spécialisée », coordonnée par un médecin, et comprenant des spécialistes notamment en pédopsychiatrie, en action médico-sociale et en pédagogie.

100.000 jeunes de moins de 20 ans touchés

Ces TSA touchent 1% de la population, soit 100.000 jeunes de moins de 20 ans et près de 600.000 adultes, selon des estimations des pouvoirs publics. L’origine n’en est pas connue. Aucun médicament spécifique n’existe. Mais une prise en charge adaptée permet de vivre mieux avec ces troubles de développement du système nerveux.

Un diagnostic précoce pour réduire les troubles

Le risque, si on ignore qu’un enfant est autiste, est l’aggravation des troubles, et d’autres problèmes qui peuvent les accompagner (troubles du sommeil et de l’alimentation, fatigabilité, déficit intellectuel, handicap dans le langage, troubles de la motricité, anxiété/dépression, maladies, isolement social).

« Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l’enfant dans son développement », a expliqué la HAS dans un communiqué. « Malheureusement le diagnostic est encore trop tardif en France et les {…}

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Source : europe1.fr