De nouvelles pistes prometteuses pour diagnostiquer l’autisme

Marqueurs biologiques ou comportementaux, imagerie cérébrale, les chercheurs travaillent sur de nouvelles techniques pour dépister le plus tôt possible le trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Diagnostiquer un enfant autiste n’est pas évident. Actuellement, les médecins ne peuvent s’appuyer que sur des manifestations cliniques et elles sont très différentes selon les individus. Certains enfants autistes ont des problèmes de communication tandis que d’autres présentent des comportements stéréotypés et répétitifs. De plus, ces symptômes comportementaux ne sont pas spécifiques de l’autisme. Ils peuvent également être liés à d’autres pathologies, comme des troubles obsessionnels du comportement par exemple. Autrement dit, impossible de savoir si l’enfant ou l’adulte est autiste à partir d’un seul symptôme. Il faut recouper les manifestations cliniques pour poser le diagnostic.

Mais serait-il possible de savoir si un enfant est atteint de trouble du spectre de l’autisme (TSA) simplement en faisant une prise de sang? Ou en regardant la structure de son cerveau? En d’autres termes, existe-t-il une signature biologique ou morphologique du trouble autistique? L’enjeu est de taille: un diagnostic précoce améliore le pronostic de l’évolution du trouble.

Trop de faux positifs

Une équipe de l’Université de Warwick (Royaume-Uni) travaille sur un test biologique. Leurs résultats, publiés dans la revue Molecular Autism le 20 février, sont encore très préliminaires. Ils se sont penchés sur les urines et le sang de 49 enfants (38 avec TSA, et 31 sans TSA) pour tenter de trouver des marqueurs à la fois sensibles et spécifiques: il faut pouvoir diagnostiquer un maximum de cas d’autisme sans se tromper. Le test qu’ils ont élaboré, une combinaison de différents marqueurs, permettait bien de dépister 92% des enfants autistes, mais 16% des enfants «non-autistes» réagissaient aussi positivement au test…

«Les dosages biologiques permettent de comprendre dans quelle mesure le cerveau de la personne avec TSA est différent, mais la signature n’est pas encore {…}

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Source : sante.lefigaro.fr