Coup de frein aux contrats aidés au second semestre

Seuls 110.000 contrats aidés sont budgétés sur les six derniers mois de 2017. Pôle emploi a commencé à informer des employeurs.

Mi-juillet, on apprenait que le ministère du Travail avait obtenu une rallonge de 13.000 contrats aidés en plus des 280.000 déjà budgétés. Un geste notable à l’heure de la chasse aux économies tous azimuts.La raison : le précédent gouvernement avait abusé de ces emplois subventionnés début 2017 pour faire reculer le chômage, réduisant trop fortement les marges budgétaires pour la fin de l’année .

Ce petit coup de pouce cache cependant un grand coup de frein. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud , a été interpellée sur le sujet mercredi, dernier jour de la session parlementaire, par Jean-Hugues Ratenon, un député LFI de La Réunion, où les maires menacent de repousser la rentrée scolaire, prévue le 18 août, pour cause de suppression de contrats aidés. Elle s’est gardée d’annoncer que le gouvernement réduisait immédiatement la voilure.

Une potion amère

Mais Muriel Pénicaud a livré une information qui le confirme : elle a chiffré à 110.000 le nombre de contrats aidés pour les six derniers mois de 2017, ce qui représente une chute de 40 % par rapport au premier semestre de l’année et deux fois moins que pour la seconde moitié de 2016.

La ministre a ajouté que « les décisions n'[avaient] pas encore eu lieu, pas encore été annoncées ». L’instruction semestrielle ad hoc, d’ordinaire publiée en juin, devrait en effet l’être dans les jours qui viennent. Mais son contenu est, semble-t-il, déjà connu de Pôle emploi. Selon nos informations, l’établissement public a en effet commencé à informer des employeurs de la potion amère et qui s’appliquera rétroactivement à compter du 1er juillet. Ne serait prévu aucun contrat aidé dans le secteur marchand (CUI-CIE);

Les contrats non marchands (CUI-CAE) seraient réservés à deux administrations : l’Education nationale (en priorité pour les accompagnants des élèves handicapés), qui, à titre de comparaison, avait bénéficié de près de 70.000 contrats au second semestre de 2016, et la police (adjoints de sécurité). Enfin, seuls les renouvellements seraient autorisés pour les emplois d’avenir. Muriel Pénicaud a pour sa part défini devant l’Assemblée quatre priorités : « les outre-mer, l’Education nationale, l’urgence sanitaire et l’urgence sociale » {…}

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Source : lesechos.fr