Contrôle des chômeurs : comment font les autres pays européens ?

Le gouvernement français envisage de renforcer le contrôle des chômeurs. L’Allemagne, le Danemark ou la Suède le pratiquent déjà avec plus ou moins de sévérité.

Contrôler les chômeurs pour s’assurer qu’ils recherchent bien un emploi, une idée qui rentre dans les moeurs. « C’est normal, il n’y a rien de choquant, c’est ce que font tous les pays qui nous entourent, je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça », a déclaré Emmanuel Macron depuis sa villégiature de Bagnères-de-Bigorre.

D’après une note confidentielle révélée par Le Canard Enchaîné, le gouvernement envisage de durcir le dispositif mis en place il y a deux ans, en baissant de 50% les allocations en cas de recherches insuffisantes, voire en les supprimant de façon temporaire. La sanction n’est que de 20% jusqu’à présent, même si la possibilité d’une suppression complète existe déjà. En outre, les chômeurs pourraient désormais se voir demander des rapports d’activité mensuels sur toutes les démarches qu’ils ont effectué.

Au Danemark, indemnités généreuses et contrôle sévère

Les pays qui nous entourent se montrent-ils plus sévères? Tour d’horizon. En Allemagne, où les chômeurs signent un « contrat d’insertion » prévoyant des sanctions s’ils ne sont pas assez actifs dans leur recherche, l’indemnité peut être supprimée. Mais seulement pour les chômeurs de courte durée. Pour les chômeurs de longue durée, la sanction est une réduction des versements pendant 3 mois. Sachant que le montant de l’indemnité est particulièrement faible.
Au Royaume-Uni, le chômeur signe un accord sur les étapes suivies pour trouver un travail et le nombre d’heures qu’il y consacrera par semaine. Le versement de l’allocation peut cesser si le bénéficiaire ne respecte pas ses engagements sans « bonne raison ». Le chômeur doit aussi rencontrer toutes les deux semaines au moins un conseiller, à qui il démontre ses efforts.

Au Danemark, pays de la « flexisécurité », la générosité des allocations va de pair avec un contrôle plutôt strict. Un chômeur qui a cotisé à une caisse d’assurance chômage (non obligatoire) peut recevoir pendant deux ans 90% de son salaire calculé sur la base des meilleurs douze mois des deux dernières années, jusqu’à 2500 euros mensuels. Et les indemnités ne sont pas dégressives. Par contre, il est tenu de se présenter régulièrement à son agence, de participer à des formations, de postuler à des offres d’emploi (deux par semaine au minimum) et d’accepter la première offre avec un simple préavis de 24 heures. Et en cas de refus, il est privé de son allocation.

Un entretien d’évaluation a lieu après trois, puis six mois d’indemnisation. En cas de doute ou de manquements avérés à ses obligations, le chômeur risque {…}

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Source : lexpansion.lexpress.fr