Tout comprendre au débat sur les contrats aidés

Le gouvernement a annoncé vouloir réduire la voilure au sujet des contrats aidés. De 460 000 en 2016, l’exécutif table sur une baisse à 200 000 emplois de ce type en 2018, après un gel à 318 000 en 2017. Combien en bénéficie ? Qui les finance ? Décryptage.

Les contrats aidés, kézako ?

Sous l’appellation générale de contrats aidés, il en existe en réalité quatre déclinaisons :

– Le contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE), qui vise à faciliter un accès durable à l’emploi des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles d’insertion sur le marché. Il est réservé au secteur non-marchand (associations, centres sociaux).

– Le contrat unique d’insertion -contrat d’insertion dans l’emploi (CUI-CIE) est un contrat du même type que le CUI – CAE, mais destiné cette fois-ci au secteur marchand.

– Le contrat starter, ensuite, est un dispositif qui permet d’embaucher des jeunes rencontrant des difficultés professionnelles. Il s’adresse aux personnes de moins de 30 ans.

– Les emplois d’avenir, enfin. Ces postes, devant avoir « une utilité sociale avérée », s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans, sans diplômes et présentant des difficultés particulières d’accès à l’emploi.

Ils sont financés par l’État à hauteur de 35 à 65 %, le reste étant pris en charge par la structure. Exception faite pour La Réunion, qui bénéficie d’un régime d’exception faisant en sorte que les contrats aidés de l’île soient pris en charge à 90 %.

Et avant ça ?

L’ancêtre du contrat aidé date, en réalité, des années 80, avec les Travaux d’utilité collective, lancés par Laurent Fabius, alors Premier ministre, en 1984. En 1990, ces TUC seront remplacés par des CES (Contrats emplois solidarités), pouvant être signés sur une durée de 3 à 12 mois, s’adressant aux personnes rencontrant des difficultés d’insertion dans le marché du travail. Le nouveau service emploi jeune, de 1997 à 2002, prenait quant à lui la forme d’un contrat de 5 ans ouvert aux jeunes de moins de 26 ans. Entre 2005 et 2010 furent créés les contrats d’accompagnement dans l’emploi et les contrats d’avenir, qui permirent de porter à 24 mois la durée d’un emploi jeune. C’est sur cette base que les CUI-CAE et les CUI-CIE furent ensuite créés {…}

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Source : up-inspirer.fr