Chômage : ce qui existe déjà pour les démissionnaires

Emmanuel Macron a promis une indemnisation des démissions sans condition tous les cinq ans. Une partie des départs volontaires est déjà prise en charge par l’assurance-chômage.

Indemniser les salariés qui démissionnent pour peu que ce soit la première fois en cinq ans. C’est l’une des ruptures inscrites dans la réforme de l’assurance-chômage promise par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle sur lesquelles le ministère du Travail a déjà commencé à travailler . Ouvrir un tel droit serait une première, si l’on en croit l’étude comparative de l’Unédic et transmise aux partenaires sociaux le mois dernier et dont « Les Echos » ont pris connaissance.

L’organisme s’est penché sur les régimes d’indemnisation de dix pays européens et constate qu’un tel dispositif n’existe dans aucun d’entre eux. Mais ça ne veut pas dire que quitter volontairement son emploi ferme obligatoirement et définitivement la porte de l’assurance-chômage.

A l’étranger, la démission n’exclut pas l’indemnisation

D’abord, dans la plupart des pays, il est prévu d’indemniser comme les licenciements les démissions « légitimes ». En Allemagne, c’est l’équivalent de Pôle emploi qui en est juge. Au Luxembourg, aussi, avec une règle stricte : il faut un motif « exceptionnel, valable et convaincant » sauf cas de harcèlement sexuel. En Espagne, outre les « causes justes », la démission est indemnisée comme un licenciement en cas de refus de déménager pour cause de changement du lieu de travail mais aussi pour « modifications substantielles du contrat de travail ».

Contrairement à l’idée reçue, dans de nombreux pays examinés, une démission, même jugée illégitime, n’exclut pas toute indemnisation. Mais elle est assortie d’une sanction pécuniaire dissuasive : {…}

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Source : lesechos.fr