Chirurgie lourde. Comment améliorer et raccourcir la convalescence

Un programme d’optimisation de la période de récupération post-chirurgicale est à l’étude en France. Des mesures avant, pendant et après l’intervention sont envisagées. Avec, à la clé, une réduction moyenne de la durée de rétablissement de 4,5 jours pour une chirurgie colorectale et de 3 jours pour une opération de la hanche ou du genou.

L’application de certaines mesures lors de la période de convalescence qui suit une opération chirurgicale lourde permettrait aux patients de mieux se rétablir et plus rapidement tout en limitant les risques de complications. Il s’agirait en fait d’agir de façon simple sur quelques facteurs avec, à la clé, une réduction moyenne de la durée de rétablissement de 4,5 jours pour une chirurgie colorectale et de 3 jours pour une opération de la hanche ou du genou.

C’est ce que recommande la Haute autorité de santé (HAS) dans un document consacré à la récupération post-chirurgicale publié lundi. Ce guide préconise des méthodes à mettre en place avant, pendant et après une opération. Ainsi, en amont de l’acte chirurgical, il serait préférable d’informer le patient sur la nature de son opération et des soins qui seront nécessaires ensuite tout en le préparant psychologiquement, physiquement et physiologiquement.

Privilégier les antidouleurs sans morphine, favoriser la reprise d’autonomie…

Réduire le caractère invasif de l’intervention et la puissance de l’anesthésie qui l’accompagne dans la mesure du possible permet également d’alléger la future convalescence. Enfin, dès le début de la période de récupération, il serait bénéfique de privilégier les antidouleurs sans morphine et de favoriser au plus tôt la reprise d’autonomie du patient en matière de mouvements et d’alimentation, à l’hôpital, chez lui, ou dans une autre structure.

De manière plus générale, la HAS insiste sur l’importance d’« un fonctionnement transversal entre professionnels de disciplines différentes » et de « l’adhésion du patient à la démarche ».
Des protocoles prenant en compte ces pistes ont été mis en place au Danemark, puis dans d’autres pays, avec succès. Ces solutions sont actuellement testées en France et pourraient s’avérer efficaces dans de nombreux domaines chirurgicaux.

Source : ouest-france.fr