Cap sur la formation professionnelle et le plan de mobilité

Les entreprises vont devoir anticiper les effets de deux sujets prioritaires : la formation professionnelle et le plan de mobilité.

L’année qui s’ouvre va considérablement alourdir les agendas des directeurs des ressources humaines (DRH) dans de nombreux domaines, dont deux prioritaires : la formation professionnelle et le plan de mobilité.

Après la réforme du Code du travail par ordonnances, les concertations-négociations sur l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage doivent aboutir à un projet de loi déposé en mars, pour une adoption à l’été. Mais si les décrets d’application ne devraient être publiés, au mieux, qu’à la fin de l’année, les DRH ont intérêt à se préparer très en amont. La réforme de 2014, mal anticipée par les entreprises, a laissé un douloureux souvenir aux services RH. L’une de leurs priorités 2018 devrait être de se faire une idée précise du volume de formations à prévoir, et de la hauteur de leur financement. L’enjeu va être d’optimiser le plan de formation de l’entreprise par rapport au budget préexistant. La réforme a beau être annoncée à « coûts constants » par le gouvernement, elle devrait tout de même coûter aux entreprises, notamment à celles de taille intermédiaire (ETI) et aux PME, estiment les spécialistes.

Individualisation et catalogue de formations

Les salariés ont mis beaucoup de temps à ouvrir leur compte personnel de formation (CPF) . « Les DRH n’avaient pas prévu suffisamment d’accompagnement », rappelle Yveline Pouillot, secrétaire générale du cabinet GMBA, chargée de la formation. Sans connaître le détail du prochain texte, de grands principes sont déjà fixés, notamment un accès direct à la formation et des mécanismes d’intermédiation réduits. « Le gouvernement veut aller vite. Il va falloir anticiper le choc de fonctionnement dans les entreprises ! » prévient Matthieu Courtecuisse, administrateur de Consult’in France et CEO du cabinet de conseil en management SIA Partners. « Les DRH vont avoir l’opportunité de repenser leur système de formation. Et d’y sensibiliser leur direction générale, qui ne s’intéresse pas toujours au sujet. »

Le CPF, fusionné au congé individuel de formation, deviendra le principal moyen de se former des Français. Mais « il faut que les entreprises réfléchissent à des moyens de maintenir leur influence sur le catalogue de formations de leurs salariés, alors qu’elles n’auront plus la main sur leurs choix », poursuit Matthieu Courtecuisse. Elles ont aussi des formations techniques ou {…}

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Source : business.lesechos.fr

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