Cancer du sein : comment accompagner et rassurer les patientes

Le docteur Razzouk, chirugien-sénologue nous explique en quoi il est essentiel d’accompagner la patiente durant toute la durée du protocole. La soigner en tant que femme dans son ensemble et non en tant que « cas supplémentaire ».

L’accompagnement commence-t-il dès le diagnostic ?

Dr Razzouk, chirurgien Sénologue, Institut du Sein Nice Santa Maria : L’accompagnement doit être le plus précoce possible dans le parcours patiente. Il est essentiel d’entourer la patiente dès l’annonce de la maladie. Cet accompagnement aide la patiente à lutter contre l’angoisse liée à cet événement qui bouleverse sa vie. Une des étapes précoces essentielle est de pouvoir réduire de manière considérable le délai entre les différents examens nécessaires au diagnostic (échographie, mammographie, biopsie…). C’est pour cela que nous avons mis en place à l’Institut du Sein Nice Santa Maria le «one day Breast Diagnosis» qui permet de regrouper l’ensemble de ces examens en une journée. Dans le même temps la patiente est prise en charge par l’équipe d’annonce, constituée d’une infirmière coordinatrice, une infirmière d’annonce ainsi que d’une psychologue.

Comment rassurer une patiente qui va subir une intervention chirurgicale ?

Dr Razzouk : Il faut que le discours soit clair. Tant sur les critères de la maladie que sur les différents éléments du traitement. La patiente doit être au cœur de son parcours de soin. Nous devons absolument prendre le temps, nous équipe soignante, d’aborder tous les aspects de cette maladie : impact physique, psychologique, vie de couple, activité professionnelle, activité sportive, nutrition. Ce temps d’information, de cocooning même, permet de préparer au mieux la patiente.

Comment aborder la mastectomie tout en préservant la dignité de la patiente ?

Dr Razzouk : Il n’y a malheureusement pas de « bonne manière » d’aborder le sujet de la mastectomie totale. Elle est encore nécessaire dans près de 30% des cas. Nous avons beaucoup avancé sur les indications de reconstruction immédiate. Mais parfois elle n’est pas possible. Dans ces cas précis, où la patiente vit une réelle mutilation, il faut le plus tôt possible la projeter dans la possibilité d’une reconstruction future {…}

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Source : mariefrance.fr