Cancer du poumon : la pollution atmosphérique réduirait le taux de survie

LA CHRONIQUE DU PR KHAYAT. Les patients atteints d’un cancer du poumon qui sont exposés à la pollution de l’air risquent de succomber plus rapidement des suites de la maladie.

Selon une nouvelle étude, publiée dans la revue Thorax, les patients atteints d’un cancer du poumon qui sont exposés à la pollution de l’air risquent de succomber plus rapidement des suites de la maladie. Les chercheurs ont examiné les données entre 1988 et 2009 concernant plus de 350 000 patients en Californie. Ils se sont également intéressés au niveau de pollution de l’air près du domicile de ces derniers en examinant les concentrations d’ozone et de dioxyde d’azote. Les patients étaient âgés en moyenne de 69 ans au moment du diagnostic. Plus de la moitié d’entre eux ont été diagnostiqués à un stade avancé.

Les résultats montrent que les personnes qui vivaient dans des zones où la pollution atmosphérique était supérieure à la moyenne, sont décédées plus tôt que celles qui ont vécu dans des endroits où l’air était plus sain. Les personnes diagnostiquées à un stade précoce de la maladie et qui ont subi une forte exposition aux particules fines ont eu un taux de survie en moyenne d’environ 2,4 ans contre 5,7 ans chez celles faiblement exposées.

L’auteur de l’étude conseille aux patients atteints d’un cancer du poumon de diminuer leur exposition à la pollution. Pour cela, ils doivent être attentifs aux alertes quotidiennes concernant la pollution de l’air, réduire leurs activités de plein air pendant les périodes de pollution élevée et utiliser des systèmes de filtration de l’air dans leur intérieur.

Source : sciencesetavenir.fr