Cancer : comment optimiser les traitements

Des méthodes complémentaires, notamment la phytothérapie et l’homéopathie, permettent de mieux supporter les indispensables thérapies anti-tumorales.

ls sont tous deux médecins généralistes, férus d’homéopathie, de phytothérapie ou encore de nutrition, et sont spécialisés depuis 30 ans dans l’accompagnement des personnes atteintes de cancer. Les docteurs Alain Dumas et Éric Ménat ont uni leur savoir pour proposer un guide, Cancer, être acteur de son traitement, dans lequel ils détaillent le mode de fonctionnement de la chimiothérapie, de l’hormonothérapie et de la radiothérapie, ainsi que leurs effets secondaires. Leur objectif est d’aider les patients à endiguer ces derniers au maximum avec des moyens « doux » et à optimiser leurs traitements. Bref, à jouer la synergie. Un comportement qu’ils qualifient de « gagnant-gagnant ». Ils précisent bien d’emblée que leur livre n’est en aucun cas un manuel d’automédication et que toute décision doit être prise après discussion avec les médecins qui les suivent.

Pour la chimiothérapie

Pour lutter contre les nausées et les vomissements, ils rappellent que les cancérologues peuvent prescrire des anti-nauséeux puissants, mais qui ont des effets secondaires (y compris digestifs). Comme il est nécessaire d’empêcher les malades de perdre du poids et des forces, ils conseillent l’usage de desmodium, une plante qui protège le foie. Si elle ne suffit pas, il est possible d’y ajouter du gingembre. Du côté de l’homéopathie, Nux vomica a leur préférence. Enfin, l’huile essentielle de menthe poivrée a son utilité.

Pour lutter contre les affections de la bouche (aphtes, muguet), ils recommandent de se rincer la bouche avec du bicarbonate de sodium après chaque brossage de dents. Ils notent les effets bénéfiques de spécialités à base d’huiles essentielles et de colostrum, ainsi que des gélules de probiotiques associées à celles de chlorophylle magnésienne.

Pour l’hormonothérapie

Les bouffées de chaleur induites chez les femmes souffrant d’un cancer du sein peuvent être combattues par l’homéopathie (à adapter à chaque cas) à laquelle les auteurs associent souvent des acides gras, notamment des omégas-3 ainsi que de l’huile de bourrache ou d’onagre. Ces lipides sont aussi utiles contre la sécheresse des muqueuses. Pour les hommes atteints d’un cancer de la prostate, ils prônent une forme d’homéopathie particulière, l’hétéro-isothérapie. Il s’agit de dilutions homéopathiques obtenues à partir de n’importe quelle molécule, ici, en l’occurrence, de produits de chimiothérapie, pour en améliorer la tolérance.

Pour la radiothérapie

Les premiers produits cités pour aider les patients sont les alkylglycérols (AKG), des corps gras naturellement présents dans notre organisme en petite quantité mais très concentrés dans les foies des requins vivant dans les mers froides. Ce sont des stimulants du système immunitaire que les auteurs conseillent de prendre dans le mois qui précède le début du traitement, pendant toute sa durée, et de les remplacer, quinze jours plus tard, par des omégas-3 et de l’huile de bourrache, afin d’aider les tissus cutanés à se réparer.

Sur la peau, ils recommandent de ne rien mettre avant les séances. Mais, juste après, ils prônent l’emploi d’un mélange d’huiles essentielles de niaouli et de lavande, éventuellement associé à de l’huile végétale de millepertuis ou de rose musquée, voire dans un gel d’aloe vera. Il existe aussi des spécialités à base de silice, surtout utiles une fois la thérapie terminée.

Source : lepoint.fr