Les cadres négocient mieux leur indemnité de rupture conventionnelle (Dares)

Les cadres négocient mieux que les autres salariés leur indemnité de rupture conventionnelle individuelle, mais des écarts existent en fonction du secteur d’activité et de la taille de l’entreprise, selon une étude de la Dares publiée mardi.

Globalement, seuls les cadres perçoivent des indemnités « significativement supérieures » au minimum légal, d’une part à cause de leurs conventions collectives « plus intéressantes en termes d’indemnité » et, d’autre part, grâce à une négociation « individuelle plus efficace » lors de ces ruptures amiables, explique le service des statistiques du ministère du Travail.

À l’inverse, les indemnités des employés et des ouvriers sont « très proches » du minimum légal.

Les techniciens, contremaîtres et agents de maîtrise perçoivent eux « des indemnités significativement supérieures au minimum légal mais malgré tout faibles » comparées à celles des cadres, « à rémunération et ancienneté identiques ».

Ainsi, un cadre ayant plus de 3 ans d’ancienneté touche une indemnité médiane de « 0,33 mois de salaire par année d’ancienneté environ », alors que le minimum légal offre 0,20 mois de salaire. Grâce à sa convention collective, il a obtenu « un surplus de 40% » et 27% supplémentaires en négociant avec son employeur, soit au final une indemnité médiane « supérieure de 67% » à celle prévue par la loi, indique la Dares.

Et les cadres arrivent à négocier en leur faveur « quelle que soit leur ancienneté ». Ceux ayant moins de 3 ans d’ancienneté obtiennent en négociant un surplus de 25% du minimum légal.

À titre de comparaison, chez les techniciens, contremaîtres et agents de maîtrise, la négociation est plus bénéfique aux salariés avec plus de 3 ans d’ancienneté : {…}

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Source : lentreprise.lexpress.fr