Bridges dentaires : des conditions de remboursement bientôt élargies ?

La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise d’élargir la prise en charge à toutes les formes de bridges. Une bonne nouvelle pour mieux se faire rembourser par l’Assurance Maladie.

Certains Français hésitent à se déplacer chez le dentiste pour remplacer une dent en moins. Migrations dentaires, résorption osseuse, troubles de la mastication…cette décision peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé bucco-dentaire mais pas que.

La Haute Autorité de Santé (HAS) note également des risques de dénutrition, de trouble de l’élocution et même psychologiques. Une dent manquante n’est pas ce qu’il y a de mieux pour l’estime de soi. C’est pourquoi, la HAS souhaite une amélioration de la prise en charge des bridges par l’Assurance Maladie. Une enquête de cette dernière montre que près de 284 000 bridges sont posés chaque année.

Prothèse dentaire, bridge : quelles différences ?

Lorsqu’une dent tombe ou doit être remplacée, il existe trois grandes modalités thérapeutiques pour la remplacer :
. les prothèses amovibles (ou les appareils amovibles)
. les prothèses fixées (les bridges)
. les prothèses posées sur un implant

Le choix varie en fonction de la situation du patient. Contrairement à l’implant dentaire, le bridge classique, dit de « trois éléments », est fixé sur les deux dents voisines, appelées les dents piliers, qui doivent souvent être taillées ou dévitalisées. Il peut être totalement métallique, céramo-métallique ou uniquement en céramique.

Comment sont-ils remboursés ?

L’Assurance Maladie ne prend en charge qu’un seul type de bridge, celui de « trois éléments ». Ainsi, si les conditions d’attribution sont remplies, elle indemnise à hauteur de 70% sur la base du remboursement (279,50 euros). Un complément pouvant être reversé par la mutuelle. Comme les honoraires des chirurgiens-dentistes sont libres, une grosse partie de la somme reste souvent à la charge du patient.

Que recommande la HAS ?

Outre cette technique, il en existe trois autres qui ne sont pas du tout pris en charge :

. les bridges collés : indiqués pour remplacer une dent, lorsque les dents adjacentes sont saines ou peu abîmées.
. les bridges en extension, dits « cantilever » : indiqués pour conserver l’intégrité d’une des dents adjacentes ou si les dents voisines sont en mauvais état. Le bridge ne prend appui que sur un seul côté.
. les bridges collés et en extension : c’est l’alliance des deux précédents types de bridges.

La HAS recommande d’ouvrir ces alternatives aux patients, ce qui permettra par une meilleure indemnisation. Peu invasives, ces techniques sont assez simples à réaliser et durables. Elles offrent aussi la possibilité aux chirurgiens de réintervenir à nouveau. Sachant qu’il faut compter 1.300 et 2.000 euros, espérons que l’appel de la HAS sera entendu.

Source : metronews.fr