Bientôt un vaccin contre la maladie d’alzheimer ?

Des chercheurs suédois planchent sur un vaccin capable de prévenir l’apparition de la maladie neurodégénérative. Les premiers résultats des essais sont plus que prometteurs.

Plutôt que se focaliser sur la recherche d’un traitement capable de soigner la maladie d’Alzheimer, une équipe suédoise travaille sur un moyen de prévenir son apparition. Et pour cause, les recherches se succèdent et se ressemblent : l’échec triomphe.

C’est pourquoi les chercheurs de l’institut Karolinska, à Stockholm (Suède), planchent sur un nouveau type de vaccin. Les résultats prometteurs publiés dans revue The Lancet Neurology sont de bon augure pour la suite. Et les besoins se font sentir. Pas moins de 900.000 Français sont concernés par la maladie, selon l’Inserm.

Empêcher la formation des agrégats et des plaques

Dans le détail, les auteurs des travaux ont cherché à cibler une protéine responsable des dommages cérébraux chez l’homme : la protéine tau (tubule-associated unit, en anglais). Pour cela, le vaccin développé stimule une réponse immunitaire via la production d’anticorps. Ce sont ces derniers qui empêchent la formation des agrégats ou des plaques responsables des dégâts neurologiques. Testé sur 30 patients atteints de troubles légers à modérés, âgés de 50 à 85 ans, le vaccin a suscité une réponse immunitaire chez 29 d’entre eux.

Jusqu’alors, les chercheurs se focalisaient davantage sur l’autre protéine responsable de la dégénérescence : la protéine bêta amyloïde. Début novembre, une étude parue dans la revue médicale Science Transnational Medicine laissait d’ailleurs espérer la commercialisation d’un traitement d’ici trois ans. Son nom : Verubecestat. Parmi les autres pistes étudiées : la prise de statines. Ces médicaments anti-cholestérol ont notamment permis de réduire le risque d’avoir une maladie neurodégénérative incurable, d’après les résultats d’une étude parue ce lundi et relayés par TopSanté.

Les autres molécules testées se sont révélées inefficaces ou avec des effets secondaires trop importants comparés aux bénéfices escomptés. Ce qui n’est donc pas le cas avec les travaux de cette équipe suédoise. La porte est donc ouverte pour un essai clinique de plus large ampleur.

Source : lci.fr