Bientôt remboursée, la télémédecine devient réalité

Les négociations entre Assurance-maladie et médecins pour fixer les règles et les tarifs des téléconsultations et des télé-expertises débutent jeudi.

Après des années d’expérimentations éparses, la télémédecine s’apprête à devenir une réalité pour une partie de la population française. Dans un avenir proche, des salles de téléconsultation pourraient, par exemple, ouvrir leurs portes dans les pharmacies dans les déserts médicaux. Dans ces territoires, des médecins pourraient aussi effectuer des consultations à domicile à distance, par écran interposé, avec le concours d’infirmières équipées d’outils connectés et sécurisés.

C’est avec la volonté d’améliorer l’accès aux soins, d’éviter des hospitalisations et de « diminuer le recours inutile aux urgences » que débutent jeudi 18 janvier les négociations entre la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) et les syndicats de médecins libéraux. Objectif de ces discussions prévues pour durer jusqu’à fin mars : fixer les règles et les tarifs que les médecins pourront demander pour une téléconsultation (consultation médicale à distance) et une télé-expertise (sollicitation d’un spécialiste à distance par un généraliste). La télésurveillance (appareils de suivi installés directement chez les patients), la forme de télémédecine jugée la plus « prometteuse » par la Cour des comptes en septembre 2017, n’est en revanche pas au programme.

Qui pourra bénéficier d’une prise en charge par la « Sécu » de ces actes de télémédecine ? « Ce sera large mais pas universel », annonce au Monde Nicolas Revel, le directeur général de la CNAM, une institution longtemps inquiète de l’explosion du nombre d’actes – et donc des coûts – que pourrait susciter cette médecine à distance.

Commencer par les affections longue durée

Il souhaite aujourd’hui que dans un premier temps seuls les patients en affections longue durée (soit plus de dix millions de personnes en 2016), atteints par exemple de cancer ou de la maladie d’Alzheimer, ceux résidant dans les territoires déficitaires en médecins (soit près de 2,5 millions de personnes selon {…}

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Source : lemonde.fr