Bénévolat contre allocations : ces pays se sont laissés tenter

Le Royaume-Uni impose déjà à ses chômeurs de longue durée des heures de bénévolat pour qu’ils puissent toucher leurs allocations. L’Allemagne a elle aussi mis en place un système de ce type, facultatif, pour inciter au retour à l’emploi.

Marisol Touraine a été claire ce lundi: la France ne conditionnera pas le RSA à des heures de bénévolat. Certains de nos voisins se sont pourtant laissés tenter par ce système, comme le Royaume-Uni. Avec toutefois une différence de taille: cette mesure concerne non pas des minima sociaux mais les allocations chômage. En 2013, le gouvernement de David Cameron a ainsi lancé un dispositif visant à réinsérer plus facilement les chômeurs de longue durée en leur imposant des heures de bénévolat.

Selon le programme «Help to work», les personnes sans emploi depuis plus de deux ans qui ne sont pas enrôlés dans un stage d’insertion doivent s’acquitter de 30 heures de travaux d’intérêt général par semaine, pour une rémunération maximale hebdomadaire de 85 euros qui fait office d’allocation. Il succède à un autre programme, le «Work programme», qui imposait aux chômeurs de travailler gratuitement pour une entreprise pendant six mois.

L’Allemagne, pays souvent cité en exemple par les politiques français, est moins rigide. Les allocations chômage ne sont versées que pendant un an, au-delà, les personnes sans emploi perçoivent une «aide de vie» d’un montant d’environ 350 euros. Elles ont alors la possibilité d’accepter un «job à un euro» (de l’heure), de 30 heures hebdomadaires maximum, qui leur permet d’obtenir un revenu complémentaire. Mais, contrairement au système que souhaite mettre en place le département du Haut-Rhin, il s’agit d’une possibilité et non d’une obligation.

Source : lefigaro.fr