Qui bénéficie des prestations familiales ?

Mardi 20 juin, dans un nouveau bilan, la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) a répondu à certaines idées reçues en esquissant un portrait-robot de l’allocataire.

Le directeur général de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) parle sans détours. « Nous lisons à longueur de réseaux sociaux que nos services sont inefficaces, que nos allocataires sont tous des assistés, pauvres, étrangers, explique ­Daniel Lenoir. Il nous faut tordre le cou à ces idées fausses. » Pour ce faire, la Cnaf a imaginé de faire chaque trimestre un bilan destiné à faire mieux connaître cet organisme.

« Profil à l’image de la société »

Mardi 20 juin, la deuxième rencontre du genre a permis d’esquisser un portrait-robot de l’allocataire. Il s’agit d’une femme (55 %), de 30 à 39 ans (54 %), vivant en couple avec deux enfants à charge (47 %) et de nationalité française (90 %). « Ce profil est à l’image de la société, ce qui n’a rien de surprenant puisque la moitié des Français bénéficient d’une aide de nos caisses », explique Daniel Lenoir.

La répartition des aides est d’ailleurs éclairante : la prime d’accueil du jeune enfant (Paje) représente 17 % des montants des prestations versées en 2016, les prestations « enfance et jeunesse » (allocations familiales, allocation de rentrée scolaire, éducation d’un enfant handicapé…) 26 %, les aides au logement 24 % et les aides de « solidarité et insertion » (RSA, prime d’activité…) 33 %.

Côté ressources, les allocataires des CAF connaissent des situations très diverses. Si 18 % ne présentaient en 2016 aucune ressource, une partie d’entre eux est aussi plus aisée que la moyenne. Ainsi, 39 % bénéficient de ressources supérieures à 30 000 € par an alors qu’en 2013, le revenu disponible annuel médian était de 29 540 € par ménage dans la population générale. Une conséquence de l’universalité de la politique familiale. Une partie des prestations familiales échappent en effet aux conditions de ressources, comme le complément de mode de garde ou l’allocation de soutien familial.

Source : la-croix.com