Avec la complémentaire santé obligatoire, une augmentation d’impôt se profile pour 2017

La généralisation à tous les salariés d’une complémentaire santé payée en partie par leur entreprise, est l’une des grandes avancées sociales de ce début d’année. Pourtant, elle pourrait leur réserver une bien mauvaise. Mais ils n’en sentiront les effets que l’an prochain. Explications.

Depuis le 1er janvier, toutes les entreprises, de la plus petite à la plus grande, doivent proposer une complémentaire santé collective à leurs employés et à leurs ayants droits (conjoint, enfants…). Et aussi financer au moins 50% de la cotisation de ce contrat désormais obligatoire dans le secteur privé. Une bonne nouvelle pour la frange de salariés qui, faute de moyens, devait jusqu’alors se contenter des remboursements de l’Assurance maladie ou bien payer de leur poche une mutuelle pour leurs frais de santé. Car le coup de pouce financier que représente cette prise en charge partielle n’est pas négligeable. Il représente, pour un salarié, de 120 euros par an pour un contrat garantissant le panier minimum de soins garantis par la loi à plus de 500 euros annuels pour un contrat haut de gamme. Voire bien au-delà si l’employeur se montre plus généreux et augmente sa participation financière.

Un cadeau aux impôts

Mais, car il y a un mais, les salariés pourraient avoir une bien mauvaise surprise lorsqu’ils recevront en 2017, l’avis d’impôt portant sur leurs revenus 2016. Car la part de la complémentaire santé prise en charge par l’employeur est fiscalisée depuis la loi de finances 2014 et donc intégrée aux revenus à déclarer !

Par exemple, un salarié couvert par une complémentaire santé collective coûtant 1 200 euros par an et prise en charge à 50% par son employeur verra son revenu imposable augmenter de 600 euros ! Résultat, certains foyers devront payer plus d’impôts : de 90 à 150 euros par salarié selon le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) qui avait calculé l’impact de cette mesure lors de son examen. Seulement, d’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts. Car les salariés concernés qui devront remplir leur déclaration de revenus 2016 au printemps 2017 ne recevront la douloureuse que la saison d’après.

Source : lexpress.fr