Assurance-maladie : le médicament et l’hôpital mis à contribution

Les économies sur les médicaments coûteux à l’hôpital devront s’amplifier. Le fonds d’innovation organisationnelle sera doté de 30 millions d’euros.

En 2018, les dépenses d’assurance-maladie (Ondam) progresseront de 2,3%, un peu plus vite que les 2,1% de l’année précédente. Pourtant, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qu’a présenté le gouvernement ce jeudi comporte des économies drastiques : 4,165 milliards d’euros.

Médicaments coûteux

Comme les années précédentes , les industriels du médicament supporteront une bonne part des efforts, à hauteur de 1,5 milliard. Grosso modo, il faudra réaliser le même effort qu’en 2017 en termes de baisse des prix (480 millions d’euros), de promotion des génériques ou de biosimilaires moins coûteux (380 millions), de diminution des tarifs des dispositifs médicaux (100 millions), et de maîtrise des volumes prescrits (320 millions). Les remises attendues sur le prix des médicaments innovants s’élèvent à 210 millions.

En outre, les déclassements de taux de prise en charge de produits de santé à service médical rendu insuffisant rapporteront 180 millions d’euros. A ces déremboursements s’ajoutent 390 millions d’économies sur la « liste en sus » – ces médicaments très coûteux qui sont prescrits à l’hôpital- et sur les autorisations temporaires d’utilisation visant les mêmes médicaments. Soit 130 millions de plus qu’en 2017.

Contrats d’intéressement pour les hôpitaux

Le deuxième grand contributeur à l’effort de réduction du déficit est l’hôpital. Il va devoir faire 1,21 milliard d’économies, via l’optimisation des achats, la « liste en sus », etc. Les établissements signant un contrat pour modérer leurs prescriptions de transports ou de médicaments se verront rétrocéder jusqu’à 30% des économies engendrées {…}

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Source : lesechos.fr