Assurance emprunteur : les lois Lagarde et Hamon encore peu utilisées

La Loi Lagarde de 2010 a ouvert la porte à la délégation d’assurance, complétée par la Loi Hamon en 2014. Si ces dernières renforcent les droits du consommateur, elles demeurent peu utilisées.

Les ventes d’appartements anciens pourraient atteindre 825 000 unités en 2016, leur meilleur résultat depuis 2006. Taux d’intérêts bas, baisse du prix du mètre carré et maintien de certains dispositifs tels que le Pinel, participent de cette bonne conjoncture. N’oubliez pas que tout prêt immobilier doit être assorti de la souscription d’une assurance emprunteur. Elle vous est demandée par les banques qui souhaitent se protéger des risques de décès et d’invalidité. Depuis 2010, la Loi Lagarde et la Loi Hamon renforcent vos droits en vous permettant d’opter pour l’assurance emprunteur de votre choix et de faire ainsi quelques économies. Etonnamment, ces deux dispositifs semblent peu utilisés depuis leur entrée en vigueur. Décryptage.

Les demandes de délégations d’assurance restent faibles

Pour rappel, la Loi Lagarde de 2010 permet à un client de ne plus forcément choisir le contrat d’assurance emprunteur proposé par sa banque. Il peut alors opter pour le contrat individuel de son choix : c’est ce qu’on appelle la délégation d’assurance.

Elle présente deux avantages : elle laisse l’opportunité à un consommateur de trouver des garanties plus adaptées à sa situation par rapport aux garanties standardisées proposées par les banques, et lui permet de souscrire un contrat moins cher.

Si cette loi a tout pour séduire le consommateur, on estimait début 2016, que seulement 15 à 20% des consommateurs l’utilisaient ! Principales raisons : un manque de connaissance de la loi et certains blocages de la part des banques qui tentent de retenir à tout prix leurs clients.

Un bilan encore plus mitigé pour la Loi Hamon

Le volet emprunteur de Loi Hamon est entré en vigueur en 2014. Il permet à un particulier de changer d’assurance emprunteur dans les 12 mois suivant la souscription de son contrat. En d’autres termes, elle vient compléter la Loi Lagarde. Seule condition : les nouvelles garanties souscrites doivent être au moins équivalentes à celles du précédent contrat.

Début 2016, seulement 15% des délégations d’assurances emprunteur résultaient de la Loi Hamon. Un chiffre extrêmement faible compte tenu de l’intérêt qu’elle présente pour le consommateur.

Là encore, la méconnaissance de la Loi et les faibles taux d’intérêt actuels qui rendent moins urgents la chasse aux économies de la part du souscripteur peuvent expliquer ces chiffres modestes.

La comparaison en ligne, un bon moyen de profiter de ces lois

Les Français dépensent en moyenne 60 euros pour leurs assurances emprunteur et affinitaires. Mais ce montant est loin d’être une fatalité. En effet, un consommateur futé parvient à économiser 24 euros par an sur ce poste de dépense.

Son astuce pour réaliser des économies : profiter de la délégation d’assurance et de la Loi Hamon pour réaliser des économies. Pour trouver des garanties moins chères, il suffit de se rendre sur des comparateurs en ligne tels que LesFurets.com et de mettre en concurrence les différentes offres du marché.

Devenir un consommateur futé nécessite de développer un certain nombre d’astuces pour réaliser des économies. Un travail de veille permanent sur les évolutions réglementaires permet aussi de mieux connaître ses droits en tant que consommateur. Dès aujourd’hui, vous n’avez plus d’excuses pour profiter des Lois Lagarde et Hamon et économiser sur votre assurance emprunteur !

Source : lesfurets.com