Assurance-chômage : top départ des négociations pour les partenaires sociaux

Après avoir reçu la feuille de route du gouvernement, syndicats et patronat se retrouvent ce jeudi pour une première réunion de négociation sur la réforme très sensible de l’assurance chômage.

Ils ont un mois pour se mettre d’accord. Syndicats et patronat se retrouvent ce jeudi pour la première réunion de négociation sur le dossier sensible de l’assurance chômage. Leur objectif: dessiner les grandes lignes du futur projet de loi censé réformer en profondeur ce système, ainsi que celui de l’apprentissage et de la formation professionnelle. La feuille de route du gouvernement leur a été livrée mi-décembre et ils devront envoyer leurs propositions avant la fin du mois de janvier. Une réunion «conclusive» aura lieu avec tous les acteurs autour du 10 février. Une fois leur copie rendue, le gouvernement reprendra ce qui lui convient dans son projet de loi qui sera présenté au printemps, pour une adoption au cours de l’été et une entrée en vigueur au 1er janvier 2019. Comment fonctionne aujourd’hui l’assurance-chômage ? Et quelles pistes sont envisagées pour la réformer ?

Tout d’abord, qu’est-ce que l’Unédic ?

L’Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce est l’organisme chargé de gérer le régime d’assurance-chômage. Depuis la création de Pôle emploi en 2008, elle n’est plus chargée de l’indemnisation des chômeurs. Sa mission aujourd’hui est de piloter la politique d’assurance-chômage et d’en gérer les finances. L’Unédic fonctionne de manière paritaire depuis 1958. Son conseil d’administration est composé de 50 membres: 25 sont issus de syndicats de salariés (la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT et FO) et 25 de syndicats d’employeurs (la CPME, le Medef et l’U2P). Ces derniers se réunissent tous les 2 ou 3 ans pour définir au niveau national et interprofessionnel les règles d’indemnisation des demandeurs d’emploi et le niveau des contributions. Leurs discussions, souvent très tendues, aboutissent à un accord national interprofessionnel et à une convention d’assurance-chômage. La dernière a été signée en avril 2017.

Qui bénéficie de l’assurance-chômage ?

L’assurance-chômage bénéficie à tous les salariés qui ont un contrat de travail avec une entreprise du secteur privé, y compris ceux qui travaillent en intérim. Pour les salariés du public, l’employeur peut décider d’adhérer à l’assurance-chômage ou de gérer directement l’indemnisation. Dans tous les cas, il faut résider en France et respecter certaines conditions: avoir perdu involontairement son emploi, avoir travaillé au moins 4 mois au cours des 28 derniers mois (36 derniers mois à partir de 53 ans). Il faut également s’inscrire à Pôle emploi dans les 12 mois suivant la perte d’emploi.

Des conditions spécifiques existent pour certaines professions (journalistes, marins, intermittents du spectacle…). De même, certaines «démissions légitimes» donnent droit à l’assurance-chômage. Par exemple, en cas de démission pour suivre un conjoint qui déménage pour des raisons professionnelles. En 2016, (derniers chiffres disponibles), l’Unédic comptait 3,6 millions d’inscrits à Pôle emploi bénéficiant d’un droit, dont 22,7 millions recevaient une allocation-chômage.

Comment sont indemnisés les chômeurs ?

C’est Pôle emploi, unique interlocuteur des demandeurs d’emploi, qui verse les allocations, sous le contrôle de l’Unédic qui finance les deux tiers de son budget de fonctionnement. Le montant de l’indemnisation est calculé à partir du salaire journalier de référence (SJR). Il ne peut être inférieur à 28,86 euros par jour et {…}

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Source : lefigaro.fr

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