Assurance-chômage : les Français plébiscitent la réforme

Un sondage Elabe laisse apparaître une très forte approbation pour l’extension des droits à indemnisation ou le bonus-malus sur les contrats très courts. Le renforcement du contrôle des chômeurs divise en revanche.

A en croire de nombreuses voix,  le deuxième train de réformes sociales du gouvernement – en particulier  celle portant sur l’assurance-chômage – serait beaucoup plus dur à mener que le premier, concentré sur  le Code du travail . Quand il s’agira de rentrer dans le dur de la négociation avec les partenaires sociaux peut-être. Pour ce qui est de l’opinion publique en revanche, l’exécutif peut avancer sans crainte. C’est ce qui ressort du sondage Elabe réalisé pour « Les Echos », Radio classique et l’Institut Montaigne.

Les personnes interrogées plébiscitent les grands axes de la réforme souhaitée par le gouvernement. L’ouverture des droits au chômage aux salariés démissionnaires sous condition ? Quasiment trois Français sur quatre (74 %) approuvent, sans distinction d’âge. Même les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon applaudissent des deux mains. Pour Bernard Sananès, le président d’Elabe, ce score va dans le sens de l’histoire, les salariés souhaitant plus de souplesse et de mobilité dans leurs parcours professionnels.

A priori favorable

La même promesse aux indépendants passe encore mieux dans l’opinion, puisque 87 % des sondés y sont favorables, et même 27 % très favorables. Mieux, les sympathisants des Insoumis, des socialistes ou de la droite ne se dépareillent pas de ceux d’En Marche. Seuls les soutiens du FN laissent paraître un soutien (un peu) moindre.

Autre promesse phare d’Emmanuel Macron, l’instauration d’ un système de bonus-malus pour freiner le recours aux contrats très courts – très concentré dans certains secteurs d’activité comme la restauration, l’événementiel ou l’hôtellerie – rencontre 50 % d’avis favorables et 31 % d’avis très favorables, ce dernier taux étant particulièrement élevé, souligne l’institut de sondage. Là encore, la mesure transcende les clivages politiques.

« Le gouvernement entame l’acte II de ses réformes sociales avec un a priori assez favorable, ce qui n’était pas le cas au début des concertations pour le Code du travail », résume Bernard Sananès. Les sujets, il est vrai, sont consensuels. Celui du bonus-malus donne, en plus, le sentiment aux Français que l’exécutif « rectifie le tir » par rapport à l’image « très pro entreprises » des ordonnances.

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Source : lesechos.fr