Arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique ?

Une étude anglaise s’est penchée sur l’impact de la cigarette électronique dans la lutte contre le tabagisme. Et il se pourrait qu’elle aide en partie à arrêter de fumer.

Utiliser la cigarette électronique pour arrêter de fumer ? C’est en tout cas ce que semble avancer une étude britannique sur le sujet, publiée mardi 13 septembre dans le magazine de santé anglais British Médical Journal (BMJ). Selon les chercheurs de l’Université de Londres, près de 18.000 fumeurs auraient été aidé par l’e-cigarette pour arrêter le tabac l’an dernier au Royaume-Uni.

L’e-cigarette peut-elle aider ?
L’équipe de scientifiques menée par Emma Beard cherche à montrer que l’augmentation de l’utilisation de la cigarette électronique à mené de nombreux fumeurs à arrêter. Il faut noter que cette étude est principalement statistique et dépourvue d’essais cliniques, par conséquent les résultats sont l’interprétations de données et purement spéculatoires, ils ne constituent pas un lien médical tangible entre l’utilisation d’e-cigarettes délivrant de la nicotine et l’arrêt du tabac.

Une hypothèse que soutient cependant Ann McNeill, une spécialiste de la dépendance au tabac du King’s College de Londres : « Les tentatives pour arrêter la cigarette ont davantage été couronnées de succès au moment où les cigarettes électroniques sont devenues populaires » et selon elle « les fumeurs qui luttent pour cesser de fumer devraient essayer toutes les méthodes possibles, y compris les e-cigarettes ».

Un sujet polémique pour les chercheurs
La communauté scientifique est toujours divisée sur le sujet. Certains affirment qu’au contraire l’e-cigarette augmenterait les fumeurs car elle est une passerelle vers le tabagisme pour les adolescents. D’autres soutiennent que la baisse d’utilisation des traitements anti-tabac autorisés prouve que l’utilisation croissante de la cigarette électronique nuit à la santé publique.

A l’inverse l’étude déclare que la cigarette électronique a remplacé les traitements substitutifs classiques et aide à la cessation du tabagisme. Une hypothèse d’autant plus probable car l’Angleterre enregistre une baisse d’un point du pourcentage de fumeurs entre 2014 et 2015 alors que le gouvernement accorde moins de budget aux programmes publics pour lutter contre le tabagisme.

Source : actusante.net