Un ancien chômeur sur deux n’apprécie pas son nouveau travail

D’après la dernière enquête du ministère du Travail réalisée en 2015, 54% se déclarent insatisfaits trois mois après leur sortie du chômage, et 38% affirment même chercher du travail ailleurs.

Le retour à l’emploi après une période de chômage n’est pas toujours source de bonheur. C’est ce qui ressort d’une enquête du ministère du Travail publiée mercredi. Les données ne sont pas toutes fraîches – elles portent sur l’année 2015 – mais elles donnent une tendance. Trois mois après avoir repris un emploi salarié, un peu plus de la moitié des anciens chômeurs interrogés (54 %) se déclaraient mécontents de leur nouveau poste.

Parmi les motifs d’insatisfaction exprimés: le salaire arrive en tête pour 36 % des sondés, puis la durée de leur contrat de travail pour 26 % d’entre eux. Ensuite les personnes interrogées citent la nature du contrat de travail (24%), le temps de travail (17%) ou encore la distance domicile-travail (17%). Parmi les plus positifs – ou les moins regardants – les moins de 25 ans et les personnes qui étaient inscrites à Pôle emploi pendant un an ou plus, «ont plus de chances d’être globalement satisfaites de l’emploi retrouvé», précisent les auteurs de l’étude.

Même lorsque l’emploi trouvé semble convenir, bien souvent il ne correspond pas au niveau de diplôme ou à la formation initiale (43 %), ni même au métier recherché (31 %) ou à l’expérience professionnelle (25 %). Néanmoins, si déjà l’un des critères de recherche – salaire, contrat, temps de travail ou distance – est respecté, un ancien demandeur sur trois se déclare toutefois satisfait de l’emploi retrouvé.

Plus d’un tiers a continué à chercher un travail

Signe de cette inadéquation: en 2015, faute d’avoir trouvé le travail idéal, 38% des anciens chômeurs ont continué à rechercher un autre emploi. Les raisons évoquées: le type ou à la durée du contrat de travail (38 %), le métier ou le secteur (26 %), le salaire (26 %), ou encore le temps de travail (14 %), ne convenaient pas. En revanche, «les conditions de travail difficiles, la distance domicile-travail ou le fait d’être en période d’essai» étaient des motifs de mécontentement «nettement moins cités» précisent les auteurs de l’enquête.

Autre enseignement, c’est le secteur privé qui est resté le principal employeur. En 2015, 40 % des emplois ont été trouvés dans des entreprises privées. Les principaux secteurs qui ont embauché étaient les «services aux particuliers et aux collectivités», le «commerce», l’«hôtellerie, restauration, alimentation», les «transports, logistiques et tourisme» ou encore dans la «santé, action sociale, culturelle et sportive».

Enfin, le réseau professionnel et personnel est resté le principal moyen de retrouver un emploi (30% des anciens demandeurs d’emploi), juste devant les candidatures spontanées (27 %). En revanche, les organismes en charge de l’accompagnement des demandeurs d’emploi n’ont été cités que dans 16 % des cas.

Source : lefigaro.fr