Alzheimer : des rongeurs pour doper la recherche

C’est une grande première : une équipe française a réussi à créer un modèle animal qui reproduit la progression de cette maladie chez l’homme.

Nouvel espoir pour la maladie d’Alzheimer. Il ne s’agit pas cette fois de promesses apportées par un médicament en essai clinique mais d’un progrès bien plus fondamental et dont les retombées sont plus vastes : des chercheurs du CEA, de l’Inserm, de Paris-Sud, Paris-Descartes et du CNRS viennent de mettre au point un modèle animal qui exprime les deux caractéristiques biologiques de cette affection neurodégénérative et qui reproduit la progression de la maladie comme elle se passe chez les humains. Forts de ce résultat, publié ce mercredi dans la revue Cérébral Cortex , les spécialistes vont disposer de nouvelles possibilités pour tester des médicaments et développer un diagnostic par simple analyse de sang.

La maladie d’Alzheimer affecte actuellement près de 45 millions de personnes dans le monde. À un stade avancé, elle se caractérise par deux types de dégénérescence dans le cerveau : l’agrégation de protéines Tau dans les neurones et l’apparition de plaques de peptides amyloïdes à l’extérieur de ces cellules nerveuses. Les patients, diagnostiqués tardivement faute de moyens permettant d’identifier les premiers stades de l’affection, ne peuvent être soignés. Les médicaments actuellement disponibles ne réduisent que partiellement certains de ses symptômes et il n’existe pas de traitements efficaces, capables de bloquer l’avancée de la maladie. Un chiffre est particulièrement significatif : les essais cliniques contre cette pathologie se soldent par des échecs dans 99,6 % des cas. Certes, il a été publié en 2014, mais la situation n’a guère évolué depuis.

Les modèles animaux utilisés jusqu’à présent n’étaient pas représentatifs de la pathologie humaine dans sa globalité. Ils n’exprimaient que l’une ou l’autre des deux dégénérescences. Ce n’est désormais plus le cas grâce à ces chercheurs français {…}

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Source : lepoint.fr