Alzheimer : l’huile de noix de coco étudiée pour retarder les pertes de mémoire

La capacité d’utilisation du glucose comme source d’énergie pour les cellules cérébrales est diminuée dans la maladie d’Alzheimer.

Une question importante est de savoir si le déclin cognitif peut être retardé en corrigeant partiellement ou en contournant ce déficit au début de la maladie, expliquent Stephen C. Cunnane de l’Université de Sherbrooke (Québec) et ses collègues dans la revue Annals of the New York Academy of Sciences (ANYAS).

Certaines cétones (également appelés corps cétoniques) constituent le principal carburant physiologique alternatif du cerveau.

Trois études ont montré, rapportent les chercheurs, que chez des personnes ayant une maladie d’Alzheimer légère à modérée, l’utilisation de la cétone, contrairement à celle du glucose, ne diffère pas de celle de personnes du même âge en bonne santé.

Des essais cliniques ont aussi montré que l’augmentation de la disponibilité de cétones via un apport nutritionnel a un effet bénéfique modeste sur les résultats cognitifs de personnes atteintes de déficit cognitif léger et d’Alzheimer léger à modéré.

La cétone nutritionnelle peut être apportée par un régime cétogène riche en matières grasses et des suppléments fournissant certains triglycérides (dits à chaîne moyenne).

Il semble raisonnable, concluent les chercheurs, que le développement de stratégies thérapeutiques pour l’Alzheimer prenne en considération des moyens de corriger ou de retarder le problème de la détérioration de l’approvisionnement en énergie, concluent les chercheurs.

L’équipe de l’Université de Sherbrooke étudie le potentiel de l’huile de noix de coco qui contient des gras qui sont très peu stockés par l’organisme et se convertissent rapidement en cétones. Un appel est lancé à la population pour le recrutement de participants qui commencent à éprouver des problèmes d’attention ou qui s’inquiètent de leur mémoire.

Source : psychomedia.qc.ca